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Sam 6 Juin - 12:48 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: xxx Répondre en citant

http://www.counterpunch.org/galloway06052009.html

Un écossais en jupe vaut mieux qu'un arabe en gandoura !


 
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Sam 6 Juin - 12:48 (2009)
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Sam 6 Juin - 19:11 (2009)
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Gimli


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Discours du Caire : Obama en campagne pour la présidentielle de 2012
Etats-Unis / vendredi 5 juin par Doug Ireland

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Barack Obama a prononcé un discours plein de bondieuseries au Caire mais à l’objectif bien défini : préparer la présidentielle américaine de 2012. Et accessoirement renouer avec le monde musulman.

Le discours à l’attention du monde musulman de Barack Obama au Caire est une gigantesque opération de communication, soigneusement préparée depuis des mois et transmise en direct dans treize langues par la Maison Blanche grâce à internet. Facebook, son semblable pour l’Asie du Sud, Orkut, YouTube, Twitter, MySpace, SMS… Aucun cyber-moyen de communication n’a été négligé, histoire de faire jeune, moderne et branché. Mais sur le milliard et demi de musulmans, combien disposent d’un accès facile à internet ?
L’auteur de ce discours est sa jeune plume pour les affaires étrangères, Ben Rhodes, 31 ans, qui affiche une double casquette : plume présidentielle pour les affaires étrangères et conseiller qui a accès au Bureau ovale quand Obama refait le monde avec ses spécialistes plus expérimentés, comme l’a rapporté dans un portrait détaillé de Rhodes The Politico, le nouveau must de la classe politique washingtonienne. Rhodes est un vétéran de la campagne présidentielle d’Obama et sait garder un œil sur les résonances électorales que les discours du Président à l’étranger provoquent aux Etats-Unis.
Obama calme le jeu sur Israël
Ainsi, celui du Caire était aussi bien calibré pour une réélection d’Obama en 2012 que pour satisfaire la volonté présidentielle d’un « nouveau commencement » entre l’Amérique et le monde arabo-musulman. Et c’est la raison pour laquelle, au Caire, Obama a mis la pédale douce sur ses critiques envers Israël. Il s’est borné à réitérer son soutien à la création d’un Etat palestinien - même George W. Bush était pour - et son opposition à davantage de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.
Les Israéliens doivent comprendre que « le droit de la Palestine à exister ne peut être nié », a déclaré Obama, ajoutant que « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation de la colonisation israélienne (…) il est temps qu’elle s’arrête (…) Israël doit également être à la hauteur de ses obligations pour garantir que les Palestiniens puissent vivre, travailler et se développer. La crise humanitaire continue à Gaza dévaste les familles sans servir la sécurité d’Israël, comme le persistant manque d’opportunités en Cisjordanie. »
La Maison Blanche a sciemment calculé que l’importance des grands donateurs juifs à la trésorerie du Parti démocrate et du vote juif dans des Etats comme la Floride, la Pennsylvanie, New York, la Californie ou le New Jersey est bien trop cruciale pour la campagne de 2012 pour permettre au politicien habile et prudent qu’est Obama d’aller plus loin…

Barack Obama
© Eno

51% des Américains pour la création d’un Etat palestinien
Dans le même temps, le Président savait qu’il ne risquait rien électoralement en réaffirmant son soutien à un Etat palestinien car l’électorat américain d’aujourd’hui y est plus favorable que jamais : selon un sondage Gallup pour le quotidien USA Today publié le 4 juin, 51% des Américains soutiennent « l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza » tandis qu’à peine 29% sont contre.
Obama a eu beau dire au Caire qu’il est venu « chercher » un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis » et que « le cycle de la méfiance et de la discorde devait s’achever », seulement 48 heures plus tard le président était attendu à la base militaire américaine de Landstuhl, en Allemagne. Pour y visiter les soldats hospitalisés et blessés dans les deux guerres où les militaires américains sont toujours en train de tuer des musulmans, en Afghanistan et en Irak. La contradiction ne manquera pas d’être relevée par les musulmans du monde entier, qu’ils aient accès à internet ou pas.
Cette visite aux « boys » blessés relève aussi de mesquins calculs électoraux. Pendant la campagne présidentielle de 2008, Obama a été vivement critiqué par les républicains nationalistes pour ne pas s’être rendu au chevet des soldats hospitalisés lors de son voyage en Allemagne où il a fait un discours ultra-médiatisé à Berlin devant une foule en délire.
Rassurer l’électorat juif américain
La nouvelle visite du président Obama en Allemagne, le 5 juin, a été programmée pour inclure, toujours pour des raisons électorales, la visite du site du camp de concentration nazi de Buchenwald. Objectif : rassurer la partie de l’électorat juif troublé par la volonté d’Obama d’amadouer les musulmans. En vain car le magazine phare de la droite juive américaine, Commentary, a déjà publié sur son site une critique cinglante qualifiant le discours du Caire de « pas sérieux moralement » et ajoutant qu’il « sape la recherche de la paix aussi bien que la campagne pour reformer le monde musulman ».
Barack Obama a déclaré au Caire : « ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas maintenir nos troupes en Afghanistan ». Mais il vient pourtant d’accroître l’effort de guerre dans ce pays en y envoyant des soldats supplémentaires. Le dispositif militaire américain sur place atteindra tout prochainement les 68 000 hommes !
Ces derniers jours, à Washington, la Maison Blanche a également quémandé au Congrès une importante rallonge budgétaire de 11 milliards de dollars pour l’Afghanistan et l’Irak, qui s’ajoutent aux 89 milliards qu’Obama a déjà demandé en avril. En comparaison, le milliard et demi qu’Obama promis pour aider le monde musulman apparaît bien dérisoire.
Des bondieuseries tirées du « Saint Coran »
En réalité, le discours du président au Caire, truffé de bondieuseries tirées du « Saint Coran » comme il l’a dit, n’apporte rien de neuf. C’était un exercice de « feeling ». Obama a déjà exprimé les mêmes sentiments lors de son voyage en Turquie, en avril dernier. Le monde arabo-musulman attendait au moins une initiative nouvelle pour forcer Israël à mettre fin à l’expansion constante de ses colonies dans les territoires occupés.
Mais le gouvernement israélien de coalition entre le Likoud et le fasciste et raciste Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu a déjà clairement rejeté la demande d’Obama lors de la visite récente du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche. Un rejet si catégorique qu’Obama n’a même pas renouvelé sa demande lors de la visite d’Ehud Barak, le ministre de la Défense israélien, à Washington la semaine dernière. Déjà, dans son édition du 5 juin, le quotidien de référence israélien Ha’aretz rapportait dans un article intitulé « Les Etats-Unis cherchent à apaiser les tensions avec Israël après le discours d’Obama au Caire » que « des sources du cabinet du Premier ministre disent que les tensions avec les Etats-Unis sur la question des colonies ont été aggravées par le discours du Caire. « Il n’y aura pas d’accord sur ce point si les Américains n’adoucissent pas leur position » disait un proche de Netanyahu jeudi ». Soit immédiatement après le discours d’Obama.
L’heure n’est plus aux belles paroles
Le conflit israélo-palestinien est la clé de tout « nouveau départ » avec le monde musulman qu’Obama réclame. Mais pour ramener dans le processus de paix ce gouvernement israélien si revanchard et le plus à droite que l’Etat hébreu ait jamais connu, il va falloir bien plus que les banalités nobles qu’Obama a exprimé au Caire avec son grand talent d’orateur. L’heure est aux actes.


 
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Ven 12 Juin - 21:55 (2009)
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coquelicot


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12 juin 2009
Obama : Le sourire du tigre

John PILGER
photo : "pas encore le vertige ?"
A 7h30 du matin le 3 juin, un bébé âgé de sept moi est mort dans une unité de soins intensifs de l’Hôpital Européen de Gaza dans la bande de Gaza. Il s’appelait Zein Ad-Din Mohammed Zu’rob et souffrait d’une infection pulmonaire qui aurait pu être soignée.
Privés d’accès aux équipements les plus élémentaires, les médecins n’ont rien pu faire. Pendant des semaines, les parents de l’enfant ont tenté d’obtenir une autorisation des Israéliens pour l’emmener à un hôpital à Jérusalem où il aurait pu être sauvé. Comme à de nombreux malades qui recherchent désespérément autorisations, on leur a répondu qu’ils n’en avaient jamais fait la demande. Même s’ils avaient réussi à atteindre le passage d’Erez muni du document israélien, ils auraient probablement été refoulés pour avoir rejeté les demandes d’officiels de jouer aux espions ou de collaborer d’une manière ou d’une autre. Le rapporteur spécial auprès des Nations Unies pour les Droits de l’hommes dans les territoires palestiniennes occupées et professeur émérite de droit international à l’université de Princeton, Richard Falk, qui est juif, a demandé : « est-ce une exagération irresponsable que de comparer le traitement infligé aux Palestiniens aux atrocités collectives commises par les Nazis ? Je ne crois pas. »
Falk parlait du massacre par Israël en décembre et janvier de centaines de civiles sans défense à Gaza, dont de nombreux enfants. Les journalistes ont appelé ça une « guerre ». Entretemps, tout est redevenu normal à Gaza. La majorité des enfants sont sous-alimentés et malades, pratiquement tous présentent des symptômes de désordres psychiatriques, comme d’horribles cauchemars, la dépression et l’incontinence. La liste d’articles interdits à Gaza par Israël est longue. On y trouve le matériel pour nettoyer les déchets toxiques semées par les munitions israéliennes fournies par les Etats-Unis, qu’on soupçonne d’être à l’origine de l’augmentation du nombre de cancers. Les jouets et les équipements des terrains de jeux, comme les toboggans et les balançoires, sont interdits aussi. J’ai vu les ruines d’un parc d’attraction, criblé de balles, que les « colons » israéliens utilisaient comme cible.
Le lendemain de la mort de bébé Zu’rob à Gaza, le Président Barack Obama a prononcé son discours « historique » au Caire, « en tendant la main au monde musulman, » selon la BBC. « Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la crise humanitaire qui perdure à Gaza, » a dit Obama, « ne sert pas les intérêts de la sécurité d’Israël. » C’est tout. L’assassinat de 1300 personnes dans ce qui est devenu un camp de concentration n’a eu droit qu’à 17 mots (dans sa version originale – ndt), énoncés comme une préoccupation pour la sécurité de l’état d’Israël. Ceci n’est pas étonnant. Pendant le massacre de janvier, Seymour Hersh a révélé que « l’équipe d’Obama a fait savoir qu’elle ne soulèverait aucune objection contre le projet de renouvellement des stocks de « bombes intelligentes » et autres appareils de haute-technologie qui étaient déjà acheminés en grandes quantités vers Israël. »
La seule critique formulée par Obama à l’égard d’Israël était « les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de la poursuite des implantations de colonies israéliennes… Il est que temps que cela cesse. » Ces forteresses en terre palestinienne, pilotées par des religieux fanatiques des Etats-Unis et d’ailleurs, ont été mises hors la loi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et par la Cour Internationale de Justice. Plus précisément, Obama n’a fait aucune allusion aux implantations qui parsèment déjà les territoires occupées et rendent la création d’un état palestinienne impossible, ce qui est leur objectif.
Obama a réclamé « la fin du cycle vicieux de soupçons et de discorde ». Chaque année, depuis plus d’une génération, les Nations Unies enjoignent Israël de cesser son occupation illégale et violente de la Palestine d’après 67 et votent en faveur « du droit du peuple palestinien à l’autodétermination ». Chaque année, les seuls pays à voter contre sont Israël, les Etats-Unis et un ou deux protectorats américains du Pacifique ; l’année dernière, le Zimbabwe de Robert Mugabe s’est joint à eux.
Telle est la nature réelle du « cycle » au Moyen-Orient, qui est rarement présenté comme le rejet déterminé de l’état de droit par Israël et les Etats-Unis : une loi au nom de laquelle toute la colère divine de Washington est tombée sur Saddam Hussein lorsqu’il a envahi le Koweït, une loi qui, si elle était défendue et respectée, apporterait la paix à la fois à la Palestine et à Israël.
Cependant Obama a parlé au Caire comme si ses prédécesseurs à la Maison Blanche avaient été neutres, pour ne pas dire les chantres divins de la Paix, au lieu d’être les souteneurs rapaces et fournisseurs de l’envahisseur (avec la Grande Bretagne). Cette absurdité orwellienne est la règle dans ce que les journalistes occidentaux appellent « le conflit Israélo-palestinien », qui n’est pratiquement jamais abordé sous l’angle de la loi, de la légalité et de l’illégalité, de la justice et de l’injustice – Darfour, oui, Zimbabwe, oui, mais jamais la Palestine. Orwell s’est retourné une autre fois dans sa tombe lorsqu’Obama a dénoncé « les extrémistes violents en Afghanistan et à présent au Pakistan (qui sont) déterminés à tuer autant d’américains que possible ». Il n’a fait aucune mention de l’invasion et des massacres perpétrés par les Etats-Unis dans ces pays. Divin, je vous dis…
Evidemment, et contrairement à George W. Bush, Obama n’a pas dit « vous êtes avec nous ou contre nous ». Il a juste affiché ce sourire et marmonné « nombre de passages éloquents et de circonstance et saupoudrés de citations extraits du Coran, » a noté l’avocat américain en droit international John Whitbeck. A part ça, Obama n’a proposé aucun changement, aucun plan, sinon « la mantra américaine usée jusqu’à la corde qui dit en substance que seuls les riches, les forts, les oppresseurs et ceux qui font régner l’injustice (principalement les Américains et les Israéliens) ont le droit de recourir à la violence, tandis que les pauvres, les faibles, les opprimés et leurs victimes doivent… se résigner et accepter les miettes que leurs maîtres magnanimes daignent lasser choir. » Et il n’a pas fait la moindre mention du fait que la population qui compte le plus grand nombre de victimes du terrorisme au monde est la population de foi musulmane - victimes d’un terrorisme d’origine occidentale qui n’ose pas dire son nom.
Dans sa « main tendue » au Caire, comme dans son discours « anti-nucléaire » à Berlin, ainsi que l’ « espoir » brandi lors de son discours inaugural, ce jeune politicien intelligent est en train de jouer le rôle pour lequel il a été désigné et promu. Ce rôle consiste à parer la puissance Américaine d’un visage bienveillant, séducteur, et même de pop star, afin de pouvoir poursuivre son objectif stratégique de domination globale, sans égards pour le reste de l’humanité, ni des droits ni de la vie de ses enfants.
John PILGER
traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info


 
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Dim 14 Juin - 21:47 (2009)
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Gimli


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Gardez vos applaudissements !
samedi 13 juin 2009 - 06h:34
Truthdig - Chris Hedges



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Ont-ils diffusé le discours de Barack Obama aux musulmans du monde dans les couloirs de la prison d’Abou Ghraib, sur la base aérienne stratégique de Bagram, à Guantanamo ou dans les dizaines de sites secrets où nous détenons des milliers de musulmans à travers le monde ?


Photo : site Uruknet

Son écho a-t-il résonné entre les murs des morgues surpeuplées emplies des corps mutilés des musulmans morts à Bagdad ou à Kaboul ? A-t-il été retransmis depuis les sommets des minarets dans les villes et villages décimés par les bombes US à fragmentation métal ? A-t-il été entendu dans les sordides camps de réfugiés de Gaza, où un million et demi de Palestiniens vivent dans le plus grand ghetto du monde ?
Que signifient pour nous les mots paix et coopération alors que nous torturons - oui, nous torturons toujours - les seuls musulmans ? Que veulent dire ces mots quand nous entérinons la brutalité des attaques aériennes d’Israël sur le Liban et Gaza, attaques qui ont détruit des milliers de maisons et laissé des centaines de morts et de blessés ? A quoi Obama pense-t-il quand il appelle à la démocratie et aux droits humains une Egypte que nous soutenons sans compter et dont nous aidons le régime despotique de Hosni Mubarak, un des dictateurs à la plus grande longévité du Moyen-Orient ?
La rhétorique d’Obama peut nous donner des frissons, mais parmi les 1,3 milliards de musulmans dans le monde, bien peu seront dupes. Ils comprennent que jusqu’à présent rien n’a changé pour les musulmans du Moyen-Orient sous l’administration Obama. Les guerres d’occupation continuent ou se sont propagées. Israël continue à se gausser du droit international, engloutissant de plus en plus de terres palestiniennes et perpétrant des crimes de guerre flagrants à Gaza. Des régimes rigidifiés et répressifs comme l’Egypte et l’Arabie saoudite sont fêtés à Washington en qualité d’alliés.
A l’Université du Caire, devant les portes de laquelle stationnent habituellement des camions pleins de policiers anti-émeute et dont le campus montre une forte présence d’agents de sécurité pour contrôler le corps étudiant, le discours tenu est un exemple de pure façade. Comme le sait chaque participant aux ovations debout qui ont salué le Président, les groupes politiques étudiants sont interdits. Les doyens des facultés sont choisis par l’administration plutôt qu’élus par les professeurs, « comme moyen de combattre l’influence islamiste sur le campus », selon le dernier rapport sur les droits humains du Département d’Etat US. Et comme le soulignait le Washington Post, les étudiants qui se servent de l’Internet « comme d’un exutoire pour leurs idées politiques ou sociales » sont prévenus : un étudiant de l’Université du Caire a subi deux mois d’emprisonnement l’été dernier pour « agitation publique » et un autre a été expulsé de son logement universitaire pour avoir critiqué le gouvernement.
Sous Obama, les projets impériaux sont en expansion et le serrage de vis augmente. Nous ne sommes pas en train d’essayer de mettre fin au terrorisme ou de promouvoir la démocratie. Nous nous assurons que notre entreprise d’état ait un approvisionnement constant en pétrole, dont elle est dépendante. Et plus le pétrole devient rare, plus nous devenons agressifs. Voilà le jeu qui se joue dans le monde musulman.
La Maison Blanche de Bush a ouvertement torturé. La Maison Blanche d’Obama torture et prétend ne pas le faire. Obama a peut-être supprimé le simulacre de noyade [waterboarding], mais comme Luke Mitchell le souligne dans le prochain numéro du magazine Harper’s, la torture, comprenant isolement, privation de sommeil, isolation sensorielle, alimentation contrainte, continue d’être utilisée pour briser les détenus.
Le président a promis de fermer Guantanamo, où ne sont détenus qu’1% des détenus hors USA. Et l’administration Obama a cherché à cacher le sort et les conditions de vie de milliers de musulmans détenus dans des trous noirs tout autour du globe. Comme le note Mitchell, la Maison Blanche d’Obama « a cherché à empêcher les prisonniers de la prison de Bagram en Afghanistan d’avoir accès à des tribunaux où ils pourraient révéler les circonstances de leur détention. Elle a cherché à poursuivre la pratique de confinement de prisonniers en des lieux inconnus et inconnaissables hors des Etats-Unis, et a cherché à garder le secret sur beaucoup de données (si pas toutes) concernant notre façon de traiter ces prisonniers ».
La rage des musulmans s’est enflammée parce que nous stationnons des milliers de soldats états-uniens sur sol musulman, que nous occupons deux nations musulmanes, que nous rendons possible l’occupation israélienne de la Palestine, que nous soutenons des régimes arabes répressifs et que nous torturons des milliers de musulmans dans des colonies pénitentiaires hors Etats-Unis où les prisonniers sont privés de leurs droits.
Nous avons maintenant 22 fois autant de personnel militaire dans le monde musulman qu’il n’en était déployé pendant les croisades du 12e siècle. La rage advient parce que nous avons construit des bases militaires massives, certaines de la taille de petites villes, en Irak, Afghanistan, Arabie Saoudite, Turquie et au Koweit, et que nous avons établi le droit de détenir des bases dans les états du Golfe, Bahrein, Qatar, Oman et EAU. La rage advient parce que nous avons étendu notre empire militaire jusqu’en Ouzbékistan, au Pakistan, Kirghizstan et Tadjikistan. Elle advient parce que nous stationnons des troupes et des forces spéciales en Egypte, en Algérie et au Yémen. Et ce vaste réseau de bases et d’avant-postes militaires semble devenir étrangement permanent.
Le monde musulman craint, non sans raison, que nous n’ayons l’intention de dominer les réserves pétrolières du Moyen-Orient et certaines infrastructures pétrolières de la Mer Caspienne. Et il s’intéresse non à nos protestations de bonne volonté mais au droit élémentaire de justice et de liberté par rapport à une occupation étrangère. Si la situation était inversée, nous ne réagirions pas autrement.
La brutale réalité de l’occupation étrangère en expansion et les formes de contrôle de plus en plus dures sont le carburant du fondamentalisme, des insurgés et des terroristes islamiques. Nous pouvons rendre responsable de la violence le clash des civilisations. Nous pouvons nous raconter naïvement que nous sommes enviés pour nos libertés. Nous pouvons accuser le Coran. Mais ce sont là des fantasmes qui nous évitent de nous confronter au conflit central entre nous et le monde musulman, de confronter notre propre responsabilité devant le virus du chaos et de la violence qui se répand dans tout le Moyen-Orient.
Nous pouvons avoir la paix si nous fermons nos bases, si nous aidons les Israéliens à créer un état palestinien, et rentrons à la maison ; ou nous pouvons avoir une guerre régionale longue, coûteuse et finalement vaine. Nous ne pouvons pas avoir les deux.
Obama, dont l’adhésion à l’impérialisme américain est aussi naïf et destructeur que celle de George W. Bush, est la dernière marque en date pour colporter le poison de la guerre permanente. Peut-être ne le voyons-nous pas. Mais ceux qui enterrent les morts le voient.





8 juin 2009 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.truthdig.com/report/item...
Traduction de l’anglais : Marie Meert


 
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