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Jijel Echo Index du Forum Discussion et sciences Jijel, Actualités A la mémoire de M. S. Benyahia
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Dim 3 Mai - 16:39 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

Le mystère demeure entier
La perte tragique du brillant politique et diplomate algérien, dans des circonstances troubles, est une « affaire d’Etat » pour laquelle les successifs gouvernements algériens ont presque tout fait pour qu’aucune vérité n’éclate au grand jour.

En cette nuit du lundi 3 mai 1982, le chef de la diplomatie algérienne se rendait avec treize de ses proches collaborateurs du MAE à Téhéran, en visite officielle. Ce fut leur dernier voyage, leur ultime mission de paix. L’avion transportant la délégation, un GII de l’aviation algérienne, est pulvérisé dans le ciel iranien. Les débris et l’épave de l’appareil ont été retrouvés à cinquante kilomètres de la frontière Irako-Turque. Le missile lancé a été identifié comme étant « irakien », de fabrication soviétique. La réaction algérienne, « pondérée » pour certains analystes, « molle » pour d’autres, était tout sauf « proportionnelle » au drame qui vient écorner l’image éclatante de sa diplomatie. Les autorités algériennes se sont contentées d’instituer une commission d’enquête. Cette commission, mise sous la tutelle du ministère des Transports et présidée par Salah Goudjil, n’a à ce jour pas porté à la connaissance de l’opinion publique ses conclusions. Chape de plomb ou raison d’Etat, rien ne peut justifier le silence et le black-out sidérant qu’ont observé les autorités du pays face à un cas d’agression manifeste. Procédant par recoupements, les analystes, faute de version officielle, aussi frêle soit-elle, ont avancé plusieurs hypothèses pour expliquer le drame, le premier du genre depuis l’indépendance. Dans la confusion, on évoquera la piste de l’« erreur technique ». Le GII aurait survolé une zone militarisée. Un survol qui sera fatal pour ses occupants. L’hypothèse paraît peu probable, considère-t-on, vu le caractère officiel de la visite de Benyahia à Téhéran. D’autres avancent la piste israélienne, mettant soigneusement en avant le soutien logistique et technique apporté à cette époque à l’Iran par Tel-Aviv, particulièrement dans les secteurs de l’aviation et de la fabrication des missiles. Un soutien motivé par l’hostilité d’Israël à tout plan de paix qui permettrait à l’Irak de reconstruire son potentiel économique et militaire.

Saddam aurait-il liquidé Benyahia ?
On évoquera également la piste iranienne que défendra Tareq Aziz qui, à l’époque des faits, occupait le poste de vice-Premier ministre. Le statut de belligérant qu’avait l’Irak fait qu’il est difficile de crédibiliser les accusations irakiennes, basées essentiellement sur de simples affirmations. Le discours irakien fait aussi ressortir la « responsabilité » d’autres Etats, la Libye, la Corée et la Syrie, qui aurait fourni le même type de missile soviétique à l’armée iranienne. L’hypothèse irakienne est présentée comme étant la plus « plausible ». vingt jours avant son assassinat, le 17 avril, il était l’hôte de Saddam Hussein à Baghdad auquel il avait remis un message personnel du président Chadli pour tenter de désamorcer le conflit irano-irakien. Elle n’en est pas à son premier coup d’éclat, la diplomatie algérienne. En 1979, les diplomates algériens réussiront là où les efforts de Jimmy Carter s’avoueront illusoires. L’affaire des otages américains détenus par Téhéran et libérés par l’équipe de Seddik Benyahia a été déterminante lors de l’élection présidentielle américaine. Les négociations telles qu’elles ont été menées, avec une extrême habileté, par le ministre des Affaires étrangères algérien, deviennent un modèle de médiation réussie et font encore l’objet d’admiration outre-Atlantique. La médiation algérienne n’en était pas à son premier challenge. En 1975, le leader irakien et le shah d’Iran signeront des accords de paix à Alger qui, en plus du fait qu’ils ont permis de renforcer le front des pays producteurs et exportateurs de pétrole, avaient mis fin au conflit opposant Baghdad et Téhéran à propos de Chatt El Arab. Saddam Hussein voyait d’un mauvais œil le rôle que jouait la diplomatie algérienne dans la région. Dans un article consacré au défunt Benyahia, le journaliste et professeur de droit à l’université d’Alger, Amar Belhimer, désigne sans raccourci la responsabilité du « panarabisme du Baâth irakien ». « Ses prétentions au leadership arabe ne pouvaient souffrir aucune contestation ni concurrence », écrit-il dans Le Soir d’Algérie. Ajoutant que la médiation algérienne avait toutes les chances de réussir, car « elle était assise sur un bon dossier et conduite d’une main de maître ». « De plus, Saddam ne pouvait sincèrement et durablement se départir de sa conviction qu’un Arabe ne peut pas arbitrer un conflit entre un Arabe et un non-Arabe parce que l’ennemi d’un pays arabe est l’ennemi de tous les Arabes ». Fin de citation. D’autres éléments, non moins importants « confirment » l’implication de Saddam dans le meurtre du chef de file de la diplomatie algérienne. Dans son livre Ni émir ni ayatollah, Bachir Boumaza, l’ancien président de Sénat, fera part de ses soupçons que justifieraient en partie l’absence de Tarek Aziz aux funérailles de Benyahia.
La promesse de Chadli
« Inconcevable », estime pour sa part l’écrivain Aïssa Khelladi (également directeur de la revue Algérie, Littérature, action) dans une de ses contributions sur le sujet. Saddam, l’ex-dictateur irakien, ne pouvait pas être, d’après lui, le commanditaire de l’assassinat de Benyahia, « notre brillant diplomate était allé (le) sauver au moment où les Iraniens étaient parvenus à contenir l’offensive irakienne et s’apprêtaient à lancer leur contre-offensive d’envergure », accusant en termes à peine voilés les USA et Israël d’avoir fomenté le complot. « Sur les quatre coupables possibles : Irak, Iran, USA et Israël, deux d’entre eux avaient tous les intérêts du monde à la poursuite de la guerre Iran-Irak. Il faut juste deviner lesquels pour entreprendre le portrait-robot de notre meurtrier (et de son complice) », indique-t-il avant de tomber à bras raccourcis sur l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, auquel il rappelle sa « promesse » de 1983 de divulguer l’identité du pays responsable d’avoir lancé le missile contre l’avion transportant Benyahia. « Chadli Bendjedid a affirmé lors d’une séance plénière du comité central du FLN, devant des centaines de militants, des responsables du parti, ainsi que des journalistes de la presse publique, que l’Algérie était en mesure de dévoiler l’identité du pays et s’est engagé sur l’honneur à rendre publique cette information prochainement. Il ne l’a jamais fait jusqu’ici », rappelle-t-il. Ni lui ni ses successeurs. Ceux qui l’ont scrupuleusement observé, comme le journaliste anticolonialiste Albert Paul Lentin, lors des négociations d’Evian, ne tarissent pas d’éloges à son égard. « Son intelligence, sa prudence, son réalisme sont dans l’Algérie d’aujourd’hui des atouts incomparables (…) Sur les grandes affaires de l’Etat et du parti, il sait tout ou presque tout. S’il n’avait pas appris très vite, trop vite peut-être à quel point le silence est d’or, il aurait beaucoup à dire, mais sauf dans les grandes occasions, il ne dit rien ou presque rien. Il est le témoin qui n’en pense pas moins et l’acteur qui intervient au moment opportun », écrit-il doucereusement dans Les Hommes.




Par Mohand Aziri
3 MAI 07


http://www.elwatan.com/Le-mystere-demeure-entier


 
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Dim 3 Mai - 16:39 (2009)
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Dim 3 Mai - 16:42 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

Pas de commémoration de la part des jijiliens? ALors qu'ils se courbent devant boutef?

Dernière édition par coquelicot le Dim 3 Mai - 17:49 (2009); édité 1 fois
 
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Dim 3 Mai - 16:53 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

Le diplomate au long cours
Dresser le portrait de Mohamed Seddik Benyahia n’est guère une sinécure


Ce natif de Jijel est de ceux dont le parcours reste ignoré des hommes. « Le petit Benyahia », comme aime à l’appeler ses compagnons, en raison de sa corpulence fragile, suivra une scolarité qui le conduira du collège de Sétif, où il passera quatre ans, au lycée Bugeaud (l’actuel Emir Abdelkader) à Alger. Benyahia, « sujet remarquable » pour ses maîtres, fera des études de droit à l’université d’Alger. Pour Albert Paul Lentin qui le suivra de près, Benyahia, très actif dans le mouvement estudiantin, prépare aussitôt après son doctorat. Celui que ses amis appelleront toujours « Toto » s’inscrit en 1953 au barreau d’Alger avant d’assurer deux ans plus tard la défense de Rabah Bitat, écroué à la prison de Barberousse. Il en profitera pour assurer les liaisons avec Abane Ramdane qui venait d’être élargi. Celui-ci s’est fait fort, d’ailleurs, de rallier à la cause de l’indépendance les centralistes. Benyahia qui fut l’un d’eux rejoindra tôt le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) dont il se détachera après le conflit qui a opposé les centralistes avec le vieux leader nationaliste, Messali Hadj. Harcelé par les forces coloniales, Benyahia rejoindra les instances du FLN à l’extérieur et fondera avec des amis l’UGEMA. En août 1956, Benyahia sera désigné, au congrès de la Soummam, membre suppléant du CNRA. Avec la mise sur pied du GPRA, celui qui a secondé Ahmed Francis un temps sera coopté au poste de directeur du cabinet du président Ferhat Abbas lors du 2e GPRA. Après qu’il eut représenté l’Algérie à la conférence des étudiants afro-asiatiques à Bandoeng, le « mince Benyahia » sera le représentant permanent de l’Algérie en armes en Asie du Sud-Est avec un autre diplomate de renom : Lakhdar Brahimi. « Cet homme qui va de l’avant en dépit de sa santé chancelante » a fait partie de la délégation algérienne aux pourparlers de Melun en 1961. Comme le soulignera Gilbert Meynier dans son livre Histoire intérieure du FLN, le négociateur des accords d’Evian visitera, à l’occasion, les pensionnaires d’Aulnay, muni d’un passeport tunisien. Il en sortira que les historiques n’entraveront aucunement les négociations menées par le GPRA. Benyahia présidera la commission de sondages de la session houleuse du CNRA, tenue à Tripoli. Remarquant l’incurie des congressistes, il déposera sa démission et celle de ses deux collègues. Au lendemain de l’indépendance, l’homme au verbe caustique, comme le dira Harbi dans ses mémoires, a eu à affronter les préjugés des nouveaux maîtres de l’Algérie sur les « diplômés ». Comme le fera remarquer Gilbert Meynier, le bureau politique du FLN, mis en place dans la douleur, ne comprenait aucun diplômé ; et parmi les candidats à l’assemblée constituante désignés par le bureau politique beaucoup furent écartés. Benyahia fut l’un d’eux et restera en retrait lors de cet « été de la discorde » avant d’être nommé ambassadeur à Moscou et à Londres. Ce mordu de Jacques Prévert organisa le Festival panafricain, une année après qu’il eut été désigné par Boumediène à la tête du département de l’Information en 1967. Il assurera plusieurs portefeuilles ministériels, dont celui de l’Enseignement supérieur, de 1971 à 1979, et celui des Affaires étrangères jusqu’à sa mort tragique. Ce diplomate au long cours a été l’artisan de la libération en janvier 1980 des 52 otages américains. Cette prouesse vaudra à celui qui est resté toujours un célibataire endurci le respect de quelques-uns et l’inimitié de beaucoup. Benyahia sera victime, une première fois au Mali, d’un accident d’avion qui lui a laissé des séquelles. Le « jeune renard aux traits aigus et à l’œil futé se distingue non seulement par une astucieuse subtilité, mais par une volonté de fer » ne survivra pas à un autre accident et mourra le 3 mai 1982 dans le crash de son avion à la frontière entre l’Irak et la Turquie.


Par Nadir Iddir
3 MAi 07 in El Watan


 
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Dim 3 Mai - 18:39 (2009)
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Frozen


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

t'as quoi comme histoire avec les Jijiliens...tu n'as pas a les evoqués...de plus ce n'est pas car tu ne vit auprés d'eux ou parmis eux mais car y a de ca de plus une haine.

dans le bled ou tu vit, qd ta voisine insulte sa voisine elle lui dit: wache hasba rouhek, mezawja jijeli...mais je crois que ce n'est plus le cas vu chnawa ont chantés leurs chanson dans les stades d'alger pour supporter Mouloudia. si tu es si jijilienne que tu le presume, represente ns la ou tu es, nous on sait quoi faire a jijel car on y.

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Beslama


 
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Dim 3 Mai - 19:27 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

Merci à celui qui a posté l'article sur ce grand Monsieur que fut Mohamed Sediq Benyahia. Je voudrai juste prévenir que la source a été oubliée (Al watan, Mai 2007) ainsi que le nom du journaliste que je salue!

C'est tout de même plus important de célébrer la mémoire de notre grand homme plutôt que le premier mai! Avec les chars dignes de l'ex URSS et la chine dans ce qu'il y avait de plus ridicule.


 
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Dim 3 Mai - 19:38 (2009)
Auteur Message
Gimli


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

On peut faire les deux, rien ne nous en empêche Cool
On peut éviter les chars le jour de la fête du travail, c'est souvent antinomique Cool


 
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Dim 3 Mai - 20:44 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

je ne parle pas du 1er mai mais du carnaval honteux qui a eu lieu à Jijel!

 
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Dim 3 Mai - 21:00 (2009)
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Frozen


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Sujet du message: A la mémoire de M. S. Benyahia Répondre en citant

ca a fait le bonhneur de nos enfants...le 21 juin ramenes tes momes pour la fete de la musique...fais leurs plaisir.
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Beslama


 
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