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Jeu 19 Mar - 21:16 (2009)
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coquelicot


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Sujet du message: crimes de guerre Répondre en citant

18 mars 2009
Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv »

Michelangelo COCCO
Interview de Gilles Devers, représentant à La Haye de centaines d’ONG qui se sont constituées pour amener à la barre le gouvernement Olmert : processus nécessaire pour que les Etats comprennent que l’ordre mondial ne peut pas être fondé sur des crimes contre l’humanité. Pour le procureur de la Cour Pénale internationale Ocampo, l’enquête est possible, « il existe une possibilité que cela arrive ». C’est ce qu’a dit avant-hier (9 mars 2009, NdT) Luis Moreno-Ocampo sur la possibilité d’ouvrir auprès de la Cpi une enquête pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » à l’encontre d’Israël pour les massacres de Palestiniens perpétrés pendant l’opération « Plomb durci » à Gaza. Il s’agirait d’une révolution car – selon Perfil, l’hebdomadaire de Buenos Aires qui a rapporté les déclarations de Ocampo- ce serait la première fois qu’un organisme international reconnaît l’Autorité palestinienne (Anp) comme « Etat indépendant ». « Nous sommes en train d’évaluer la question -a ajouté Ocampo- nous sommes dans une phase d’analyse ».
Nous avons parlé de la procédure avec Maître Devers qui était hier (10 mars 2009, NdT) à Rome pour l’initiative juridique de la société internationale soutenue en Italie par le Network degli Artisti italiani et lancée par la Rete dei Traduttori per la diversità linguistica Tlaxcala.
Maître Devers, pouvez-vous nous expliquer comment est née votre initiative ?
Il s’agit à l’origine d’une initiative militante, portée à ce jour par plus de 450 associations – européennes, africaines, moyen-orientales et sud-américaines- témoins de l’offensive « Plomb durci » contre la Bande de Gaza. Le 22 janvier nous avons déposé la plainte pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » auprès de la Cour Pénale Internationale (Cpi). Le même jour – élément très important de la procédure - l’Autorité palestinienne (Anp) a donné compétence à la Cpi. Si elle la lui avait refusée, seule une intervention du Conseil de Sécurité de l’Onu aurait pu obliger la Cpi à enquêter, comme cela a été le cas pour le Soudan. Une hypothèse non crédible dans notre cas, compte tenu des doubles standard qui ont cours devant le Conseil de Sécurité. C’est pour cette raison que les ONG ont décidé de se constituer témoin du crime. Puis l’Anp – avec un accord politique entre Hamas et Fatah- a reconnu l’autorité de la Cpi. Le procureur Ocampo a demandé des éclaircissements parmi lesquels celui de savoir « qui est l’Etat à Gaza ». A ce moment-là, il y a eu une seconde visite à La Haye, du ministre de la justice, et des affaires étrangères palestiniens, après une réunion de nombreux ambassadeurs de l’Anp pour réunir tous les éléments et montrer que l’Anp représente le peuple palestinien, et que si la Cpi envoie des enquêteurs à Gaza, ils seront bien accueillis.
Mais Israël n’est pas signataire du Traité de Rome qui a institué la Cpi en 1998 : ceci n’invalide-t-il pas la procédure ?
D’abord, la CPi juge les hommes et non pas les Etats. Dans une démarche de droit pénal, elle recherche le criminel X, Y ou Z. Elle s’occupe avant tout des faits : il faut qualifier le fait, et ensuite aller le plus loin possible dans la recherche des auteurs. Commençons donc par le début : Où a été commis le crime ? A Gaza, et l’Autorité palestinienne a donné compétence à la CPI. Donc la Cour peut enquêter à Gaza. Il y a encore des points à examiner, pour assurer la démarche de la Cour, mais je crois que ce ne sont pas des problèmes insurmontables.
Pourquoi s’adresser à la Cpi et pas aux juridictions nationales, comme cela s’est produit dans le passé pour d’autres massacres à Gaza ?
Nous nous adresserons aussi aux juges des Etats nationaux. Au mois d’avril, nous allons déposer à Madrid un dossier pour un astrophysicien de la Nasa qui travaille aux Etats-Unis mais qui est originaire de Gaza, et y vit souvent avec sa famille. Tous les enfants de Gaza connaissaient sa maison, certains d’entre eux ont appris à observer les étoiles avec le télescope qu’il avait installé sur le toit. Or, sa maison a été bombardée par les F16. Elle a été entièrement détruite, et il a perdu un de ses enfants. Il y a beaucoup d’autres cas similaires. Nous formerons d’autres plaintes auprès d’autres cours, en fonction de la nationalité des victimes. Nous essaierons de présenter des plaintes dans les 47 pays du Conseil d’Europe qui dépendent de la Convention Ue sur les droits de l’homme.
L’ex-président de la Cpi Antonio Cassese a dit que la Cour « ne peut accomplir une action efficace qu’avec la collaboration des Etats » et que « la justice internationale doit être prudente et sage, sinon elle risque d’être considérée comme peu crédible ».
La coopération existe du moment que 110 états ont ratifié la Cpi. Susan Rice, la représentante de l’Administration étasunienne auprès de l’ONU, a déclaré dans son discours d’investiture, que la Cour est un outil digne d’estime. Nous utilisons la procédure prévue par le Traité de Rome et donc je ne vois pas de risques de miner la crédibilité de la Cour. Si la procédure devenait un obstacle à la paix – dans le cas où demain un accord politique et économique adviendrait- le Conseil de sécurité aurait le pouvoir de la suspendre pour une année (renouvelable). La justice doit suivre son cours afin qu’Israël et le monde entier comprennent que les crimes contre l’humanité doivent être exclus de l’ordre public international. C’est ne pas s’attaquer à cette réalité là qui minerait l’autorité de la Justice internationale.
Quels indices de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » avez-vous recueillis ?
Avant tout faisons une distinction : les premiers sont des actes à but militaire, conduits dans précaution pour les populations civiles, les seconds sont des crimes de guerres systématisés où d’emblée des objectifs civils sont attaqués avec des moyens militaires. Par exemple, le premier jour de l’agression (le 27 décembre 2008, NDR) un ordre de bombardement, par 40 chasseurs bombardiers, a été donné à 11h30, l’heure à laquelle les enfants sortent de l’école. Celui qui a donné ces instructions savait qu’il allait tuer des enfants. De fait le premier jour il y a eu plus de 200 morts. De même, des dizaines d’habitants d’un quartier avaient été enfermés dans une école qui, le lendemain, a été bombardée : ceci est un crime contre l’humanité. Puis, l’emploi des munitions au phosphore blanc en plein jour et sur des zones densément peuplées, ce qui implique l’intention de brûler et mutiler le plus grand nombre possible de personnes. Et puis il y a aussi dans notre dossier une chose qui n’impressionne pas autant que le sang mais qui témoigne de l’intention criminelle : 30% des terres arables de Gaza ont été dévastés avec des bulldozers.
Pour éviter que l’armée ne soit salie par les procès le gouvernement Israélien a interdit aux militaires qui ont participé à « Plomb durci » de se faire interviewer et photographier. Comment alors les identifier ?
Il faut avant tout établir les faits, à travers les témoignages des victimes et les indices recueillis ; puis nous exercerons une forte pression sur Israël. Israël n’est pas un bloc monolithique, il y a des jeunes, des soldats, des journalistes qui pensent que ce qui a été fait à Gaza est abominable. Nous dirons à Israël : vous avez une conscience, aidez-nous à juger les criminels. En outre la Cour a des moyens de pression, des instruments pour enquêter et recueillir des témoignages. Et si l’enquête devait s’arrêter parce que les responsables matériels n’ont pas été trouvés, nous aurions déjà démontré qu’il y a eu des crimes. Après l’action pénale, viendra celle civile. Israël peut cacher ses officiers et ses ministres, mais pas lui-même.
Comment fait-on, dans le cas de votre procédure, pour éviter des accusations d’antisémitisme comme celles qui ont déjà été adressées à la Conférence de Durban II ?
L’action juridique doit être conduite avec des règles strictes. Pour ne pas tomber dans l’antisémitisme alors qu’on porte plainte contre Israël, il est nécessaire de mettre des preuves sur la table, de parler des faits. L’antisémitisme, c’est généraliser : Israël, les juifs. Cela n’a rien à voir avec notre démarche. Si on généralise, des malentendus peuvent émerger. Si on se réfère à la réalité judiciaire, le discours devient clair. Il faut en somme analyser les faits, ces faits d’une gravité exceptionnelle qui ont eu lieu à Gaza. Mais s’il n’accepte pas la confrontation, ce sera Israël qui prendrait le risque de lever le vent de l’antisémitisme, que de toute façon, nous combattons. Notre arme, c’est le droit humain.
Edition de mardi 10 mars 2009 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090310/pagina/11…
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 
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Jeu 19 Mar - 21:16 (2009)
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Sam 28 Mar - 09:41 (2009)
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Gimli


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Sujet du message: crimes de guerre Répondre en citant

3 vidéos édifiantes Exclamation

http://www.guardian.co.uk/world/series/gaza-war-crimes-investigation


 
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Jeu 9 Avr - 13:20 (2009)
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Gimli


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Sujet du message: crimes de guerre Répondre en citant

Les médecins israéliens refusent de dire comment soigner les victimes du phosphore blanc
Publié le 8-04-2009  


Les médecins israéliens ont refusé de transmettre à leurs collègues palestiniens des informations sur la manière de soigner les blessures provoquées par le phosphore blanc. Qui viendra prétendre après cela qu’il ne faut pas mélanger "science" et "politique", et que le boycott des relations scientifiques avec Israël n’est pas justifié ?


Le Dr. Abou Shaban médecin-chef au service des brûlés de l’hôpital Al Shifa à Gaza, a rassemblé de nombreuses preuves de l’utilisation de munitions au phosphore blanc contre la population civile dans la bande de Gaza.
Racontant les difficultés rencontrées au cours de l’offensive, alors qu’ils ne savaient pas comment traiter les blessures provoquées par le phosphore, il a révélé avoir demandé de l’aide aux médecins israéliens de Médecins pour les droits de l’homme (Physicians for Human Rights), lesquels ont été incapables de l’aider. PeaceReporter a interrogé Miri Weingarten, la militante de Médecins pour les droits de l’homme, qui a traduit et diffusé un document confidentiel israélien.
"Le document, qui contient des instructions sur la façon de reconnaître et de guérir les blessures provoquées par le phosphore blanc a été réalisée par l’Étoile de David Rouge et des médecins militaires », a déclaré Miri.
"Dès que nous avons appris son existence, nous avons appelé l’unité de guerre du gouvernement et nous en avons demandé une copie. À quoi ça va vous servir ? nous ont répondu des fonctionnaires, en expliquant qu’il s’agissait d’un document à usage interne ... Cela nous a été demandé par certains patients israéliens, avons-nous répondu. Et comme ça, ils nous l’ont envoyé. Nous l’avons alors traduit et envoyé au ministère de la Santé de la bande de Gaza, et ensuite, par le biais d’une liste de diffusion, aux principales ONG actives dans la bande de Gaza ".
Est-ce qu’ils l’auraient envoyé quand même, en sachant que vous le traduiriez et transmettriez aux Palestiniens ?
Certainement pas.
Le Docteur Abou Shaban affirme qu’il n’a jamais vu ce dossier, qui aurait permis de sauver de nombreuses vies. Est-il vrai que vous n’avez pas été en mesure de l’aider ?
Oui, le docteur dit la vérité. Jusqu’à ce que nous ayons reçu le document de la Magen David Adom, nous ne savions pas comment l’aider. Nous avons essayé de demander de l’aide à un médecin de l’hôpital Shiba de Tel-Aviv, qui au cours de la guerre du Liban de 2006, avait soigné des soldats blessés par le phosphore. Mais, lorsque nous avons demandé s’il était disposé à parler avec un médecin palestinien, il a dit non. Le document, nous l’avons reçu le 15 Janvier, il a fallu trois jours pour le traduire et le diffuser, et il est probablement parvenu aux médecins dans la bande de Gaza après le 18, le jour où a été instaurée la trêve.
Mais le docteur Abou Shaban affirmait le 10 Février n’avoir jamais vu le document israélien...
Immédiatement après le cessez-le-feu nous avons envoyé dans la bande de Gaza une mission de médecins qui ont parlé des cas de blessures au phosphore avec divers médecins locaux, dont Abou Shaban. Mais il faut comprendre que, durant ces jours-là, ça a été un chaos total. Il est possible qu’il n’avait pas lu les e-mails ... En tout cas, les informations qu’il nous a fournies ont toujours été précises et fiables, et nous croyons avoir fait tout notre possible à son égard.
Le fait que l’Étoile de David rouge et les médecins iraéliens qui ont reçu ce document ne l’ont pas fourni aux collègues palestiniens n’est-il pas une violation des codes éthiques ?
Bien sûr que ça l’est. C’est une violation flagrante de la Convention de Genève, qui oblige toute organisation médicale à fournir toute l’aide possible aux blessés , de quelque bord qu’ils soient. Mis à part le phosphore, la non-assistance concerne aussi l’armée, qui, dans de très nombreux cas, au cours de cette offensive, a laissé saigner et mourir des blessés sans leur porter secours. Voyez-vous, le phosphore est tiré avec l’artillerie, donc les soldats ne voient pas où il tombe, alors que dans le cas de coups de canon et d’armes de poing, ils voient qui ils ont atteint. Je le répète, les soldats et les moyens de secours de l’armée israélienne sont restés impassibles face à des dizaines de cas de personnes ayant besoin de soins médicaux d’urgence. C’est cela le crime de guerre, et c’est encore plus grave que l’utilisation de phosphore dans les zones densément peuplées de civils. En ce qui concerne le phosphore, il y aussi une autre violation : le fait que l’armée, jusqu’à la fin de la guerre, a refusé d’admettre qu’elle l’avait utilisé.

Les obus de 155mm sont clairement marqués du numéro M825A1, une munition US au phosphore blanc
Le document affirme que le Hamas serait en train de tirer des munitions au phosphore vers Israël, sans expliquer d’où elles viennent. Mais il est évident que le phosphore à présent en possession du Hamas est celui-là même qu’Israël a tiré contre la bande de Gaza ...
Oui, aussi paradoxale que l’accusation par laquelle commence le document puisse paraître, ce n’est pas exactement un aveu. Mais les mêmes forces armées elles-mêmes ont reconnu explicitement avoir utilisé ces munitions, mais seulement après le cessez-le-feu, mais sans admettre qu’elles les avaient utilisées dans les zones densément peuplées. C’est un fait qui doit être souligné, car le refus de reconnaître cela a compliqué au début la vie des médecins à Gaza. Ils savaient qu’ils étaient en présence de brûlures inhabituelles, mais ils ne pouvaient pas être sûrs que c’était du phosphore et non d’autres substances mystérieuses. En outre, une circonstance atténuante pour le médecin israélien qui a refusé de parler avec les collègues palestiniens, est qu’il n’était pas disposé à donner des conseils parce qu’il n’était pas en mesure de vérifier personnellement que le type d’arme utilisée était vraiment du phosphore blanc, plutôt qu’une quelconque autre fantomatique arme expérimentale."

par Naoki TOMASINI
(traduit par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.)
Source : Mancato soccorso. Article original publié le 3/3/2009 sur http://www.tlaxcala.es/pp.asp ?reference=7315&lg=fr
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Lun 20 Avr - 11:47 (2009)
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Gimli


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Sujet du message: crimes de guerre Répondre en citant

Plainte contre Israël en Norvège
Publié le 20-04-2009  


Un groupe d’avocats norvégiens va déposer le 22/04/ 2009 une plainte auprès du Procureur général norvégien pour qu’il engage de poursuites en application des articles 102 à 109 du Code pénal norvégien sur les crimes de guerre et autres violations graves des droits de l’homme selon les normes internationales.


Communiqué de presse
"La plainte concerne l’attaque israélienne contre la bande de Gaza dans la période du 27 décembre 2008 au 25 janvier 2009.
La requête de mise en accusation énumère les crimes suivants :
1- Meurtres de civils et commissions d’actes inhumains ayant causé d’énormes souffrances.
2- Vaste destruction de propriétés privées et publiques visant à intimider les civils.
3- Attaques visant des hôpitaux, des centres de santé, des ambulances et autres moyens de transport et équipes de secours sans égard pour la protection internationale dont ces personnes bénéficient.
4-Une très vaste attaque terroriste ciblant principalement les résidents de Gaza.
5-Une utilisation illégale d’armes de guerre contre des zones peuplées de civils en utilisant contre eux des armes interdites sur le plan international, dont du phosphore blanc, des armes contenant du DIME , et des obus à fléchettes.
La plainte visée comprend les dirigeants politiques et militaires suivants :
 Le Premier ministre israélien Ehud Olmert
 La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni
 Le ministre de la Défense israélien Ehud Barak
 Le Chef d’état-major Gabi Ashkenazi
 Le Commandant en chef de l’armée de terre, le général Avi Mizrahi
 Le Commandant en chef de la Marine de guerre, l’ Amiral Aluf Eli Marom
 Le Commandant en chef de l’armée de l’air, le général Ido Nehoshtan
 Le commandant du Commandement Sud, le général major Yoav Galant
 Le commandant de la Brigade Givati, le colonel Ilan Malka
 Le commandant de la Brigade Golani, le colonel Avi Peled
Les accusés constituent le commandement central, qui porte haut la responsabilité pour les crimes de guerre commis par Israël dans la guerre contre Gaza.
Les trois premiers noms étaient membres du mini-cabinet (Cabinet de sécurité). Par conséquent, ils ont sans aucun doute su, donné des ordres pour, ou décidé de ne pas empêcher ce qui s’est passé contre les résidents de Gaza, et ils étaient au moins au courant des résultats de ces opérations de destruction sur les civils.
Pendant la guerre, les accusés ont ordonné et facilité les opérations sans intervenir au moins pour les arrêter car ils avaient le plein pouvoir de faire cesser les opérations.
Les objectifs déclarés de la guerre d’Israël comprenaient une punition de masse contre les résidents de Gaza pour les amener à se soulever contre le mouvement Hamas, ce qui aurait sérieusement engagé des civils dans des conflits. Cela a été déclaré par les commandants de l’armée israélienne, avant et pendant la guerre.
Cette déclaration a été appuyée par les dirigeants politiques, dont Shimon Peres le 14 janvier 2009. Ils ont déclaré clairement que l’objectif était de porter un coup dur aux citoyens de Gaza afin d’arrêter les tirs de missiles. Par conséquent, il ressort de déclarations des accusés qu’ Israël a violé tous les droits fondamentaux de l’homme en temps de guerre, en ne prenant pas en considération les civils non-combattants et en ne faisant pas de distinction entre civils et combattants. Il est clair qu’Israël a ouvert le feu sur des cibles militaires, sans considération pour toute présence civile ou de civils, violant ainsi gravement les lois de la guerre et du droit international.
Au cours de l’attaque, environ 1300 Palestiniens ont été tués, dont environ 90% de civils, dont 300 enfants et 120 femmes. Le nombre de morts devrait augmenter puisque la recherche de corps ensevelis sous les débris est encore en cours et que le nombre de personnes grièvement blessées est élevé.
Outre les décès, plus de 5303 Palestiniens ont été blessés, dont 1.872 enfants et 800 femmes. Beaucoup de blessés sont grièvement blessés à cause de l’utilisation du phosphore blanc et d’armes DIME qui ont été utilisés dans des zones densément peuplées. Environ 10.000 Palestiniens ont été déplacés à cause de la guerre.
Les dégâts matériels étaient ciblés, systématiques et prémédités, visant toute la communauté de Gaza, comme par exemple des maisons d’habitation privées, des édifices civils du gouvernement, l’agriculture, l’économie, des centres de santé, des centres culturels, des écoles, des parcs, des organisations de la société civile, en plus de la démolition de l’infrastructure des communications, des centrales électriques, d’eau et d’assainissement.
Environ 15 550 maisons civiles, 36 bâtiments gouvernementaux, 268 établissements d’enseignement (écoles, jardins d’enfants et bâtiments universitaires), et environ 52 mosquées ont été partiellement ou totalement détruits.
Le secteur agricole a été détruit d’une façon qui touchait directement la production de nourriture pour les citoyens de Gaza. Cela comprenait la démolition des terres agricoles, l’approvisionnement en eau, en plus du bombardement de magasins d’alimentation battant pavillon de l’ONU qui sont nécessaires à la vie de civils.
Quelque 35 750 têtes de bétail et environ 1 million de volailles ont été tués.
Un total de 701 entreprises industrielles ont été partiellement ou entièrement détruites, y compris les dommages organiques. Israël n’a laissé aucun lieu sûr dans la bande de Gaza, même les refuges fournis par les Nations Unies ont été sauvagement bombardés, ce qui a mis les enfants et les femmes dans une situation de danger humanitaire sans précédent.
La plainte demande que les accusés mentionnés ci-dessus soient arrêtés en cas d’entrée en Norvège et exige également qu’ils soient livrés à la Norvège par le biais de l’extradition et de la coopération de la police norvégienne avec la police d’autres pays.La plainte demande également que les charges contenues dans la requête d’acte d’accusation leur soient adressées et qu’ils soient déférés à la justice pour faire face à la punition qu’ils méritent.
La Norvège a le droit d’intervenir dans ce qui relève de la compétence universelle dans le Code pénal norvégien. Ceci peut être fait par les dispositions du Code pénal norvégien établissant les compétences et obligations relatives aux droits de l’homme découlant du fait que la Norvège est signataire de la Convention de Genève de 1949, et du protocole additionnel en 1977, qui sont conformes aux résolutions du Statut de Rome de la Cour pénale internationale à La Haye et au Code pénal norvégien.

Pendant de nombreuses années, la Norvège a activement participé à la résolution de conflits et de crises au Moyen-Orient. Elle a donné de l’argent, participé à des forces de maintien de la paix de l’ONU et est actuellement à la tête du groupe des pays donateurs dont les donations à la population palestinienne ont été détruites dans la guerre contre la bande de Gaza. Nous considérons que tout cela donne à la Norvège le droit de tenir un procès et d’enquêter sur les graves crimes de guerre contre des résidents civils, de veiller à ce que les auteurs ne puissent pas échapper au châtiment et de rétablir les droits qui ont été gravement violés.La plainte est déposée par des victimes de l’agression et aussi par individus basés en Norvège à qui ont le droit de poursuivre les auteurs, parce qu’ils ont perdu soit des parents soit des biens. Ils demandent que les auteurs soient soumis à une sanction pénale et exigent réparation au civil."

Oslo, le 20/04/2009
Maîtres Loai Deeb, Pål Hadler, Bent Endresen, Geir Høin, Harald Stabell et Kjell M. Brygfjeld, avocats
Justice is Truth in Action
Justitia Universalis
International Headquarters
P.O. Box 17110 - 2502 CC The Hague. The Netherlands - E-mail : juniversalis@gmail.com - Tel. +31 (0) 613 760 499
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Sam 25 Avr - 10:55 (2009)
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Gimli


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Sujet du message: Crimes de "paix" Répondre en citant

  La mort de
Bassem Abu Rahme
Frank Barat   

Ou comment Israël tue à volonté tout en demandant aux Palestiniens de résister sans violence. Le 17 avril dernier, comme chaque vendredi après-midi depuis 4 ans, Bil’in, petit village situé au nord de Ramallah, se prépare à  la manifestation hebdomadaire visant à protester contre le mur d’annexion construit par Israël.


Ce mur, certains l’appellent mur de l’apartheid ou mur de séparation. Le gouvernement israélien parle de barrière de sécurité.  
Le village de Bil’in a perdu plus de 60% de son espace originel depuis le milieu des années 80 au profit  de colonies toujours plus nombreuses grâce à l’implantation du mur. L’économie du village reposait sur d’agriculture et les plantations d’oliviers mais de plus en plus, les habitants de Bil’in survivent grâce à l’activité des femmes. La broderie est devenue l’une des principales activités du village qui se situe à quelques kilomètres seulement de Tel Aviv (lorsque le temps est clair, on peut apercevoir l‘inaccessible plage  - inaccessible pour les Palestiniens - depuis les terrasses des maisons de Bil’in).
En janvier 2005, un comité local (créée par Mohamed Khatib et Abdullah Rahme) fut créé. Le mois suivant, les premières manifestations non-violentes étaient mises en place. D’abord quotidiennes, elles ont ensuite eu lieu chaque vendredi, jour de prière appelé Yum Al Juma’a. 
Le village remporta une immense victoire en août 2008 (1) lorsque la Haute Cour de Justice israélienne déclara que le nouveau tracé de la barrière de sécurité à Bil’in contrevenait à l’avis de cette même Cour rendu en septembre 2007 (2). Le jugement rendu établissait que le tracé du mur constituait un préjudice à l’encontre du village de Bil’in et devait être détourné. La Cour somma donc l’Etat d’établir un nouveau tracé sous 45 jours en respect du jugement émis. 
Le 17 avril 2009, le mur n’avait pas bougé d’un centimètre. Alors que les habitants du village étaient en train de prier dans la mosquée, des protestataires internationaux (venus du monde entier) ainsi qu’un fort contingent d’Israéliens (issus en particulier des mouvements Alternative Information Centre (3) et Anarchists Against the Wall (4)) cherchaient un peu d’ombre pour se protéger de la chaleur du soleil et discutaient de l’évènement du jour. Dès que la prière fut terminée, la manifestation commençait et prenait la direction du mur, à quelques kilomètres de là.
Vous pouvez en être certains, Bassem (aussi appelé Phil), était en tête de cortège. C’était sa place. J’ai rencontré Bassem  à plusieurs reprises lorsque je suis allé à Bil’in. C’était un homme fort, un homme qui chantait fort, qui plaisantait sans arrêt, un homme énergique, un leader que le comité du village et les militants israéliens suivaient.  
Comme toujours, dès que la marche eut atteint l’endroit où l’on commence à apercevoir les soldats israéliens, les premières grenades lacrymogènes furent lancées. Les plus courageux continuèrent leur marche et atteignirent quelques minutes plus tard le début du mur. Bassem était parmi ceux-là. Les Israéliens présents en tête de cortège ont commencé à s’adresser  aux soldats en hébreu et Bassem leur lança cette phrase ; « C’est une manifestation non-violente, il y a des enfants et des internationaux parmi nous… ».  Il reçut une balle et ne finit jamais sa phrase. Il s’effondre, essaie de se relever puis meurt.  (http://www.bilin-village.org/english/articles/testimonies/Basem-Abu-Rahme-killed-in-Bilin-weekly-protest voir les images et videos en bas de page).
Bassem a été tué par un nouveau type de grenade lacrymogène appelée “rocket”. Le soldat qui a tiré était à environ 40 mètres. C’est ce même type de grenade qui a gravement blessé un citoyen américain, Tristan Anderson, il y a encore quelques semaines. Ces bombes lacrymogènes sont aussi rapides et dangereuses que des balles de fusils. Elles sont difficiles à éviter. Les bombes lacrymogènes classiques restent en l’air puis retombent avant de rebondir au sol plusieurs fois. Celles-ci ont le même type de trajectoire directe que les balles de fusil.
C’est une nouvelle fois la preuve qu’Israël utilise la Cisjordanie comme un champ d’expérimentation, qu’Israël considère les Palestiniens comme des cobayes.  
Le soldat qui a tiré savait ce qu’il faisait et qui il visait. L’horreur de cet acte réside dans le fait qu’il connaissait probablement Bassem. Bassem était toujours parmi les premiers et participait à ces manifestations depuis des années. Les soldats sont souvent les mêmes et finissent par connaître ceux qui leur font face. Bassem n’a pas eu le temps de dire bonjour… ou au revoir.  
Le 17 avril, Bil’in et la Palestine ont perdu un de leurs héros. 
Et maintenant? 
Israël a aussitôt déclaré qu’une enquête allait être ouverte. (à ce jour, parmi les enquêtes ouvertes pour ce type d’évènement, seuls 6% des soldats ont été poursuivis et ils s’en tirent souvent avec quelques semaines de suspension). Mais avant même qu’un avis ne soit rendu, fidèle à l’habituelle propagande, Israël a déclaré que la manifestation avait été particulièrement violente et que les soldats avaient dû réagir. (la vidéo montre clairement le contraire).
Il est même tout à fait possible que d’ici quelques jours, on entende que les bombes aient été tirées par les Palestiniens eux-mêmes et qu’ils aient tué leur ami. 
L’Autorité palestinienne, plutôt que de protester violemment contre cet acte, en interrompant définitivement toute négociation avec le gouvernement israélien, en rejoignant les manifestations chaque vendredi, en résumé en marchant main dans la main avec son peuple, a à peine réagi et se réjouit de la prochaine rencontre entre Mahmoud Abbas et Obama à la Maison Blanche (la date de cette rencontre restant à fixer à l’heure où j’écris cet article). 
Les médias ont à peine évoqué cet événement. Les Palestiniens n’ont pas d’existence. Le choc est d’autant plus grand qu’un film existe et aurait pu avoir un impact essentiel.  
La communauté internationale, avec le sens que l’expression comporte, ne relatera pas l’ « incident » (car pour eux c’est le terme approprié) et va continuer à appeler les Palestiniens à renoncer à la violence et à résister dans le calme pendant que des crimes sont commis par Israël (depuis le début de la seconde Intifada, 87% des victimes du conflit sont des Palestiniens),  pendant que les lois internationales sont violées en permanence, pendant qu’à chaque instant les Palestiniens sont opprimés .  
C’est donc à nous, citoyens, que revient le devoir d’agir, de rejoindre des associations solidaires, d’écrire des articles, de réaliser des films, de discuter à chaque instant de la détresse du peuple palestinien. La Palestine est une question essentielle.  
Ceci est essentiel.  
Pour Bassem,  sa famille, pour Bil’in et la Palestine.  
Le village de Bil’in organise sa 4e conférence du 22 au 24 avril.  
Pour plus d’informations:  
http://www.bilin-village.org/english/conferences/conference2009/Fourth-Bilin-conference-on-grassroots-popular-resistance-in-April 
Frank Barat fait partie du Comité du Tribunal Russell sur la Palestine et est également membre de Palestine Solidarity Campaign UK.
 


 
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Sam 25 Avr - 10:58 (2009)
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Gimli


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HRW épingle l'enquête israélienne sur la guerre de Gaza
LEMONDE.FR avec AFP | 23.04.09 | 11h03  •  Mis à jour le 23.04.09 | 12h47


es conclusions des enquêtes internes de l'armée israélienne la disculpant de toute violation des lois internationales lors de la guerre de Gaza "sont dénuées de crédibilité", a estimé jeudi Human Rights Watch (HRW).
"Les conclusions de l'armée israélienne sur le comportement de ses forces à Gaza annoncées le 22 avril sont dénuées de crédibilité et confirment la nécessité d'une enquête internationale impartiale sur les violations présumées commises par Israël et par le Hamas", souligne l'ONG dans un communiqué. "Ces conclusions sont une apparente tentative de dissimuler des violations des lois de la guerre par les forces israéliennes à Gaza. Seule une enquête impartiale est susceptible d'apporter une mesure de réparation vis-à-vis des victimes", a déclaré dans le communiqué Joe Stork, directeur adjoint de la division Afrique du Nord et Moyen-Orient au sein de HRW.
L'armée israélienne a été accusée par plusieurs ONG internationales d'avoir violé les lois internationales durant son opération à Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, qui a fait plus de 1 400 morts palestiniens, dont de nombreux civils. L'armée a publié mercredi les résultats d'enquêtes internes rejetant ces accusations.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a chargé l'ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, Richard Goldstone, d'enquêter sur "toutes les violations des droits de l'homme" présumées durant cette offensive. Israël a indiqué qu'il ne coopérerait pas.


 
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