Jijel Echo
 
Advanced Search
   
 
Home S’enregistrer FAQ Membres Groupes  
 
 

Jijel Echo Index du Forum Discussion et sciences International Les vérités d'Israël
Montrer les messages depuis:   
      Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure  
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet Aller à la page: <  1, 2, 36, 7, 8, 9, 10, 11  >

Sam 7 Fév - 15:47 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:52 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Sam 7 Fév - 15:47 (2009)
Auteur Message
Publicité






Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
 
      Back To Top  

Mar 10 Fév - 18:57 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:52 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Mar 10 Fév - 21:08 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

Les médias ont abondemment relayé l’information selon laquelle le Hamas aurait "volé" l’aide alimentaire de l’ONU à la Bande de Gaza... pour la redistribuer. "Terroristes" ne suffit plus, les militants du hamas sont maintenant des "voleurs", ce qui est tout de même une façon extraordinaire d’inverser les rôles !


Le Hamas a déclaré ne pas faire confiance à certaines personnes pour distribuer équitablement les vivres dans la bande de Gaza et les médias reprennent à l’unisson les accusations de "vol".
Mais le vol constant par Israël des terres palestiniennes de l’eau, des recettes fiscales revenant aux Palestiniens, ne mérite bien entendu pas une ligne de la part de ces journaleux.
Ils n’ont pas écrit un mot récemment sur le fait qu’israël a volé un bateau togolais affrété par des Libanais, avec les 50 tonnes de ravitaillement à son bord.
Et quid des 9 millions de dollars et 2 millions d’euros volés la semaine dernière par l’Egypte à Ayman Taha qui avait recuilli des fonds pour Gaza et qui se les est fait voler par les bandits égyptiens au poste-frontière de Rafah ? L’argent est soi-disant déposé sur un compte bancaire égyptien en attendant des "éclaicissements" !
Mais l’intox passe de moins en moins la rampe, méfiez-vous !
CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article3798


 
      Back To Top  

Mar 10 Fév - 21:11 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

http://www.europalestine.com/spip.php?article3796

est-ce possible?


 
      Back To Top  

Ven 13 Fév - 22:06 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

http://mcpalestine.canalblog.com/

13 février 2009
De retour de la Bande de Gaza, Mireille Fanon-Mendès France témoigneDe retour de la Bande de Gaza, Mireille Fanon-Mendès France témoigne
mardi 10 février 2009, par Mireille Fanon-Mendes-France

De retour de la Bande de Gaza, 18 - 24 janvier 2009Rapport de Mireille Fanon-Mendès France, membre du bureau de l’UJFP et membre du Tribunal permanent des peuples.

Nous publions ce rapport fait à son retour de Gaza par Mireille Fanon Mendès-France.Notre devoir à tou-te-s est de faire que les criminels contre l’humanité qui ont fait ça soient jugés.

“Une délégation, constituée à l’initiative du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens -regroupant plus de 60 organisations-, s’est rendue dans la Bande de Gaza du 18 au 24 janvier.
Elle comprenait, d’une part des médecins et du personnel médical devant intervenir dans les structures de soin de la Bande de Gaza.
A son arrivée, la délégation a dû constater que les besoins en personnel médical étaient entièrement satisfaits grâce à l’arrivée massive de médecins depuis une dizaine de jours.

D’autre part, étaient aussi présentes des personnes juristes travaillant sur les questions des droits pour recueillir des témoignages dans le cadre de la démarche lancée auprès du Procureur de la Cour pénale internationale et initiée par plus de 400 associations d’Europe mais aussi du continent américain et du continent africain
Quelques chiffres
2 500 frappes aériennes 1 000 tonnes d’explosifs lâchées sur la Bande de Gaza entre le 27 décembre et le 17 janvier
Plus de 100 frappes aériennes, en une seule nuit, sur la frontière égyptienne.

Les structures médicales suivantes ont subi de nombreux dégâts : la clinique Atatra (Bande de Gaza nord), détruite ne peut reprendre son activité, la clinique Shuahada Al Shate (Gaza ville), très endommagée ; deux cliniques de Khan Younis, la clinique Shuahada et celle appelée Khuza’a. Ainsi qu’une clinique à Rafah, Fukhari. L’hôpital pédiatrique de Dora plusieurs fois visé ne peut toujours pas reprendre ses activités.
L’hôpital de la Société du Croissant-Rouge palestinien dans le sud de la ville de Gaza a été bombardé le 15 janvier. L’hôpital Al Wafa, spécialisé en rééducation, situé dans l’est de la ville de Gaza, a été l’objet de tirs de missile le 15 janvier.
16 ambulances visées directement et détruites 13 mosquées détruites, 53 partiellement détruites
cimetière détruit, tombes profanées
écoles bombardées
université....
institutions palestiniennes, centres de police, centre de réunions, ministères...

donums « massacrés » au bulldozer serres, système d’irrigation, champs broyés et durablement inutilisables

450 maisons ont été volontairement écrasées par des chars 2 500 habitations complètement détruites par des bombardements
25 000 habitations endommagées

plus de 70 000 Palestiniens déplacés 50 abris d’urgence ont été gérés par l’UNRWA pour 49 693 des personnes déplacées

14 secouristes morts, 35 autres blessés 1 médecin tué 5 journalistes tués
1 346 morts dont 417 enfants
280 malades chroniques morts pendant cette agression faute de soins et de médicaments
5 450 blessés dont 1855 enfants et 795 femmes
442 patients ont été transférés par Rafah, la plupart pour des blessures et quelques-uns pour des affections chroniques, au moins 21 d’entre eux sont décédés depuis.

Utilisation de phosphore blanc, alors que cela est interdit selon le droit international et particulièrement contre les civils et dans les zones d’habitations. Rappelons que seul est autorisé l’usage de cette substance soit pour illuminer des zones durant la nuit soit pour « bénéficier » d’un écran de fumée, mais en tout cas, ces usages tolérés sont absolument interdits dans les zones urbaines. Ainsi le Protocole III sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des armes incendiaires - Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies de 1980 sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques - interdit l’utilisation d’armes incendiaires contre des civils. Cela s’applique aux armes à phosphore blanc. Devenue règle de droit international coutumier donc contraignante, y compris pour l’Etat israélien, même s’il n’est pas partie au Protocole III. Utilisation de gaz toxique provoquant des suffocations, une élévation importante de la température corporelle ainsi qu’un état d’énervement. Utilisation de gaz pestilentiels dans certains quartiers.
Utilisation de munitions Dime composées d’explosifs et d’une poudre dense de métaux lourds, comme le tungstène pouvant avoir des effets toxiques.

Positions de l’armée israélienne
Au Nord, entrée par Beit Hanoun - Eretz - et à l’Ouest, près de la mer, zone violemment ravagée. Un camp a été installé à Al Atatra donnant accès à Beit Lahyia et Jabalyia. Une école a été saisie pour les unités de fantassins. A partir de Beit Hanoun, en empruntant la route de Salah El Din (route traversant le milieu de la Bande de Gaza du Nord au Sud), ils ont, en progressant, détruit, ravagé la plupart des usines de transformation, sans oublier les nombreux ravages des champs et des chemins, avant d’arriver à la ville de Gaza. Plus de 400 maisons entièrement détruites.
Au Nord-Est, entrée par les points de El Shija’ia - Nahal Oz - et de El Montar - Karni - (lieu de passage des fournitures alimentaires, fermé depuis plusieurs mois), progressant vers l’ancienne colonie de Netzarim et vers Zeitoun où plusieurs massacres de civils ont eu lieu ainsi que d’énormes destructions de maisons et de champs agricoles.
Au centre, arrivée sur Gaza, en venant du Nord, du Nord-Est par les points de passage mentionnés ci-dessus, plus de 550 maisons détruites. La ville a subi des bombardements par air, terre et mer.
Au centre, en passant par Wadi Gaza, ils se sont arrêtés dans une ancienne colonie, ont progressé jusqu’au village de Al Zahra, en détruisant dans cette zone plus de 50 maisons.
Au Sud-Est, entrée par El Qarara - Kifussim - pénétration sur 700 mètres, région ravagée par les pilonnages exécutés par les chars. L’objectif était de rejoindre Deir El Balah où a eu lieu une tentative de débarquement par mer, la résistance s’y est opposée, 14 morts dont 4 civils. A El Qarara, une unité était postée là et tirait violemment sur tout ce qui bougeait.
Au Sud-Est, Khan Younis, de nombreuses incursions à partir des villages de Khuza’a (400 mètres de la frontière israélienne) et de Abassan Jadida. Cette ville du Sud a subi de nombreux bombardements par terre et air provoquant plus de 83 morts civils.
Au Sud-Est, village de Abassan Jadida, 5 jours avant le cessez le feu, des bombes au phosphore ont été lancées sur la population civile tuant 16 personnes, essentiellement des femmes et des enfants et faisant plus de 100 blessés.
Au Sud, au passage de Shufa - Sofa crossing -, entrée de l’armée jusqu’à la route principale Salah El Din pour rejoindre Khan Younis. Sur le village d’El Fukari, des bombes au phosphore blanc ont été lancées et sont tombées sur un terrain de jeu, près de maisons et de champs agricoles. Plus de 10 maisons ont été entièrement détruites.
Au Sud, frontière égyptienne, de nombreuses frappes ont touché l’aéroport de Gaza, cible de nombreuses attaques depuis la seconde Intifada. De nombreuses frappes sont tombées sur la ville de Rafah et particulièrement sur le lieu appelé le corridor de Philadelphie, lieu où sont les tunnels, véritables poumons de vie pour l’ensemble de la Bande de Gaza.
Paroles entendues
« L’ennemi peut tuer des personnes, détruire des maisons mais il ne viendra jamais à bout de la résistance » « Jamais le drapeau blanc ne sera levé sur cette terre » directeur de l’hôpital Al wada, F.J.

« Si les Israéliens nous veulent qu’ils viennent nous chercher mais qu’ils ne tuent pas nos enfants », O.H.B.
« Notre volonté n’est pas altérée pour obtenir la liberté et l’indépendance » « Les pays occidentaux et la communauté internationale sont tombés très bas dans notre estime »
« Notre seul espoir réside dans les manifestations des citoyens de par le monde qui ont encore un peu de conscience mais il est important que cette mobilisation ne se revendique pas de l’Islam, il s’agit là d’une injustice humaine »
« Nous ne croyons pas au choc des civilisations. Tous les peuples du monde prennent part à la civilisation humaine, continuent et continueront de le faire »
« La société civile doit nous donner l’espoir de croire en la liberté, la coopération, le partenariat, le respect des droits humains, sinon nous allons perdre l’espoir et nous n’aurons plus d’autre choix que de nous tourner vers les extrêmes. C’est un cercle vicieux ! C’est à la société civile de briser ce cercle vicieux en nous prouvant que la coopération est possible »
« Ces crimes de guerre ne sont pas nouveaux, nous vivons avec depuis longtemps, ce qui est nouveau c’est que pour la première fois, les media ont montré ce qui se passait, en direct »
« Après ces 22 jours d’agression, nous n’avons pas encore perdu notre patience à résister, notre détermination tranquille à résister » Ministre de la Santé, B.N.

« Nous sommes comme des nouveaux nés qui n’ont rien, nous avons tout perdu » « C’est notre destin »
« Il faut faire un procès à l’armée israélienne »
« Sarkozy a opéré un tournant qualitatif dans la politique française en essayant de briser l’influence américaine du monde et particulièrement au Moyen orient, pourtant on sent un parfum d’harmonie avec le sionisme.
Ainsi, alors que nous étions sous les bombes de l’Etat d’Israël, il a affirmé que cet état était une grande démocratie »
« Nous sommes ouverts à la paix, juste et durable, entre deux parties égales, pas à une paix entre un chevalier et son cheval »,
« Ayez pitié des enfants, ce n’est pas de l’argent ni de la nourriture que nous voulons, nous voulons la liberté, la sécurité et que les enfants s’endorment sans peur ». fermier de Alatatra si’afa, S.D.

« Peut on concevoir de tuer les gens et en plus d’abattre le toit sur eux pour effacer le crime ? » « Pourquoi ? »
« de quoi est on coupable, de quoi sont coupables les enfants, qu’ont ils commis ? »
« Laissez les enfants libres, pourquoi ont ils été exécutés par les soldats ? »
« Comment puis je ramener leur mère à mes petits enfants quand ils me le demandent ? Je ne peux rien faire d’autre que de les amener chez moi pour que leur grand-mère s’en occupe » M. S., fermier de Zeitoun

« Pourquoi ? » « Pourquoi ? »
« Pourquoi viser les civils », étudiant H. El D.

« C’est une guerre sans équivalent dans le monde, ils ont même tiré sur les animaux et les oiseaux, tout ce qui bougeait était visé », fermier, H.M.
« Gaza est une terre maudite, les plus pauvres ont été visés » N.
« il n’y a ici que des familles d’agriculteurs, qu’a-t-on fait pour mériter cela ? » fermier, M.
« il ne nous reste plus qu’à prier et à résister »
A propos de la trève démarrée le 19 janvier à 1 heure du matin mercredi 21 janvier, 6h15, plage de Gaza ville, au pied de l’hôtel Palestine, tir d’obus soniques depuis des navires israéliens. 2 navires de guerre israéliens croisent au large face à la ville de gaza. Tirs de mitrailleuse sur des pêcheurs dont les embarcations étaient à moins de 700 mètres de la plage
jeudi 22 janvier, 6h15, plage de Gaza ville, au pied de l’hôtel Palestine, tir d’obus soniques depuis des navires israéliens. 3 navires croisent face à Gaza. Tirs de mitrailleuse sur des pêcheurs dont les embarcations étaient à moins de 500 mètres de la plage, 2 pêcheurs blessés.
13h30, près de Beit Laya, Al Atatra, Si’afa, 2 tirs de mitrailleuse venant de la zone frontalière
vendredi 23,15h, Al atatra, dans les champs agricoles, tir d’artillerie
vendredi 23, 12h, Khuza, sud est de la ville de Khan Younes - 450 mètres de la frontière israélienne, tirs de mitrailleuse visant à empêcher les habitants dont les maisons ont été détruites à revenir chez eux
Rencontre avec Raji Sourani, directeur du Palestinian Center for Human rights de Gaza Rencontré au Caire lors de l’arrivée de la délégation, il a d’emblée mentionné les aspects positifs de ce massacre de 22 jours : « un des aspects positifs de ce massacre est qu’il y a maintenant une nouvelle donne en Palestine, un avant le 27 décembre et un après. Cette agression de 22 jours a remis sur le devant de la scène internationale la question palestinienne alors qu’elle était ensevelie sous un monceau de conspirations du silence.
L’Etat d’Israël a dû accepter un cessez le feu sans obtenir de reddition de la part de la résistance palestinienne composée aussi bien du Hamas, du Fatah que du Front populaire et du Jihad islamique. Pour information, le nombre de résistants tués s’élève à 120 dont 48 du Hamas, 42 du Fatah et le reste des autres forces.
Si les crimes de guerre commis par l’Etat israélien ne sont pas les premiers, cela dure depuis 1948 avec l’aval de la communauté internationale qui revêt les responsables des crimes du voile de l’impunité.
Pendant ces 22 jours, pour la première fois, les crimes de guerre commis dans la Bande de Gaza l’ont été, grâce à certains media, aux yeux du monde entier et parfois même en direct, peut-être cela servira-t-il aussi à faire bouger les lignes quant au combat pour une démarche contre les actes d’agression et les crimes de guerre.

Témoignages
Azebet Abed Rabo, à l’est de Jabalyia, quartier essentiellement agricole
Omar.H.B, plombier :


mercredi 7 janvier, 12h50
Le bombardement d’un immeuble de 5 étages a été d’une telle violence que deux des étages se trouvent enfouis sous terre. Aucune trace de vie n’est visible.
« Je ne comprends pas où est partie la maison ».
70 personnes vivaient ici. Avant le bombardement, des militaires israéliens sont arrivés et nous ont demandé de sortir. Un militaire a tiré à bout portant sur 3 enfants d’une même fratrie.
Khaled M. a perdu deux filles -3 et 6ans- ainsi que son fils de 4 ans. « Il faut que le monde entier sache que dans cette maison, il n’y avait ni Hamas ni brigade, c’était une maison pacifique ».

mardi 13 janvier
Des bulldozers sont arrivés et ont détruit 50 maisons, un appui stratégique leur était donné par l’aviation qui a lâché des bombes, 7 personnes ont été tuées. Les autres se sont réfugiées dans une école de l’UNRWA.

Al Atatra, nord de Jabalya. Zone stratégique élevée ouvrant sur Beit Laya et Jabalyia
Mohamed Nahib Ghunienne
dimanche 4 janvier, 7 heures du matin
Des militaires forcent à coups de mitraillette la porte de la maison de deux étages de Azizi H.G.
Des parachutistes sont postés sur le toit pour garantir la progression des fantassins. La maison sera utilisée comme base militaire. De nombreux graffitis témoignent de la présence de l’armée « for ever Israel », entre autres...
Sa soeur, mère de 7 enfants, est tuée,
Sa mère aussi
Zachia, 18 ans aussi

10 heures
Sa tante, Ebtissam, 39 ans, tuée à bout portant directement alors qu’elle se trouvait dans l’escalier, seules restent des marques de sang.

Au 1er étage, habitait son frère de 51 ans, Tellal, abattu d’une balle tirée à bout portant dans sa poitrine. Sa famille a contacté à la fois le Croissant rouge et les services des Nations unies, les soldats n’ont pas autorisé son évacuation. Il est mort de n’avoir pu être secouru.
Même lieu
Omar K., 26 ans, étudiant à l’école d’infirmiers, père de 3 enfants
Sa maison a été entièrement rasée par un char après avoir été encerclée pendant 6 heures. Alors que des membres de sa famille sortaient en brandissant un drapeau blanc, sa mère et sa belle-soeur ont été tuées par des tirs.
D’autres se sont terrés dans la maison. Au bout de 2h30, les soldats, aidés des parachutistes, ont forcé la porte et ont demandé aux hommes de se déshabiller avant de les regrouper dans l’école située à une centaine de mètres de leur maison.
Pendant le transfert de la maison à l’école, Omar K. ainsi qu’un autre homme ont été mis à part.
Bandeau sur les yeux, mains attachées dans le dos, ils ont été jetés dans un char et pour éviter qu’ils ne bougent, un sac de sable ainsi que le couvercle du char ont été lancés sur leurs jambes.
Arrivé en Israël, Omar a été interrogé à propos de Gilad Shalit. Les interrogateurs lui ont proposé de collaborer. Ayant refusé, il a été battu, coups de crosse sur les bras, sur l’ensemble du corps, dont les parties génitales. Alors qu’il demandait de l’eau, il n’a eu droit qu’à de l’urine. Il souffre encore aujourd’hui de maux d’estomac.
Après deux jours, il a été transféré de Eretz à Sdérot où l’interrogatoire et la torture psychologique ont continué. Une fois de plus, il lui a été proposé de collaborer contre de l’argent. Refusant toujours, des filles sont arrivées, se sont dévêtues, tous les deux ont été une fois de plus dénudés. Les soldats voulaient prendre une photo de Omar avec les filles.
Quelques heures plus tard, jetés dans une voiture, les yeux toujours bandés, ils ont été libérés à Eretz. Il leur a été conseillé de marcher tout droit et de ne surtout pas dévier de la trajectoire conseillée, un avion les surveillait et pourrait à tout moment tirer sur eux.
Une fois franchi ce qui reste du poste de la frontière palestinienne, un homme les a prévenus qu’un char, posté non loin de là, les attendait. Omar a été hospitalisé pendant 3 jours, ses plaies ont été suturées et son bras cassé, à force des coups de crosse, soigné.

Al Atatra si afa, près de Beit Laiya, près de la zone frontalière
Une forte odeur de phosphore flotte sur le village
Omar Abu Alime 18 ans, élève de Terminale
dimanche 5 janvier, 16h
Sa famille, avec neveux, cousins, oncles et tantes, était réunie pour le repas. 14 personnes.
Dès les premières bombes, un incendie se déclare dans la maison. Sa mère est blessée par un éclat de bombe ainsi que sa tante et deux de ses frères.
Aucune ambulance n’a pu approcher de la maison. Son père décide d’emmener les blessés et les morts à l’aide d’un tracteur. Pendant l’évacuation des blessés de la maison sur le tracteur, l’artillerie israélienne, entrée par le poste frontalier de Eretz - 4 kilomètres du village - a tiré sur deux des cousins de Omar. Tués sur le coup, ils étaient âgés de 18 et 19 ans.
Les soldats ont intercepté les personnes assurant le transport des blessés. L’un d’entre eux a intimé l’ordre à Omar de lever son blouson. Il s’exécute, profitant d’un instant d’inattention, il s’enfuit et se cache dans une remorque.
Son père, Mohammed, alors qu’il dégageait les blessés, a été arrêté et face aux mitraillettes a dû se déshabiller « t’as un beau slip ! ».
Les soldats n’ont permis l’évacuation que des blessés, 4 des morts sont restés à l’arrière du tracteur. Un des soldats participant à cette agression a souligné : « Je suis désolé pour ce que nous faisons »
Certains des blessés, faute de soins, sont morts dans une voiture essayant de franchir le rond point principal du village de al Atatra. Un bulldozer de l’armée israélienne en a profité pour ensevelir les morts dans la carcasse de la voiture. Ils sont ainsi restés, sans sépulture durant 14 jours. Ils n’ont pu être enterrés que jeudi...

Dans ce village agricole où il y a de nombreuses cultures sous serres, les champs, les serres, le système d’irrigation ont été totalement broyés par des bulldozers venant de Eretz. La terre a été massacrée sur plusieurs mètres de profondeur. Se manifeste ici une volonté délibérée de nuire durablement à l’activité agricole des Palestiniens de façon à leur rendre la vie impossible en détruisant les productions agricoles sur cette partie de la Bande de Gaza.
L’enjeu stratégique de ce lieu n’est-il pas de prolonger le no man’s land établi entre la frontière et les anciennes colonies évacuées depuis 2002 ?
Le mur érigé depuis cette date ne semblant pas suffisant aux responsables israéliens, l’opération « plomb durci » est aussi l’opportunité d’élargir cette zone.
Ce village a perdu plus de 50 morts, des dizaines de maisons ont été rasées, plus de cent endommagées et de nombreux donums de terre sont rendus inutilisables pour un certain temps.

Quartier de Zeitoun, sud de la ville de Gaza
Moktar Sammounie, fermier
27 décembre
Dès les premiers instants de l’agression, ma fille, avec son mari, buvait du café, son enfant de 10 mois sur les genoux. Un obus les a tués. Ma fille a été blessée, elle a dû rester 8 jours à l’hôpital.
Tout le monde m’a dissuadé de l’emmener à l’hôpital. Mais qu’elle soit morte ou pas, je voulais le faire. Une ambulance a été trouvée, arrivée à l’hôpital, ma fille a repris connaissance. Aujourd’hui, elle va bien et son bébé qui doit naître dans deux mois n’a pas eu à souffrir de ses blessures. Il va bien. Mais il n’a plus de père. Et que va t elle lui dire lorsqu’il demandera pourquoi son père a été tué ?

Ahmad Rachid Sammounie
4 janvier, à 11h30
Mon frère était chez lui, enfermé avec sa famille. Un soldat a fait voler la porte en éclats et a tiré sur mon frère.
Un tir de char a visé la maison, mon neveu de quelques mois a été tué.
Alors que les survivants sortaient, un soldat a tiré sur l’avant bras de ma belle-soeur.
Mon père, ma mère, deux de mes frères ainsi que deux de mes oncles ont été aussi tués

Moktar Sammounie, fermier
dimanche 5 janvier, entre 7h et 7h30
Un avion Apache lance des missiles sur une maison, une seconde plus tard, un autre atteint un container servant à conserver les olives de la dernière récolte.
D’autres Apaches arrivent, des parachutistes se déploient sur le toit de certaines maisons.
Ma fille, enceinte, est touchée et semble ne plus respirer, la femme de mon neveu s’effondre.
Les survivants de la maison bombardée ont couru, rampé pour échapper aux tirs des snippers. Une autre de mes filles est tombée sous les balles, son enfant dans les bras.

Le deuxième jour, plus de cent personnes ont été sorties de force de leur maison, sous la menace des chars et des soldats qui avaient rapidement pris place chez certains d’entre eux. Elles ont été amassées sous un abri. Toutes pensaient que ce n’était que pour quelques heures. Elles n’avaient rien emporté, ni eau ni nourriture.
Au bout de quelques heures, des soldats leur ont remis deux litres d’eau rapidement utilisés pour fabriquer le pain.
Le troisième jour, nombreux ont été à réclamer de l’eau et de la nourriture, au moins pour les enfants.
« je m’étais faufilé pour aller en chercher chez moi, à ce moment un F16 a lancé deux missiles sur l’abri où se tenaient les habitants amassés. Je suis revenu sur mes pas en me cachant derrière les arbres. Je les ai trouvés morts. Aux quelques survivants, je leur ai crié de hurler pour que les soldats arrêtent de nous tuer. Des drapeaux blancs ont été levés. Les soldats ont visé les pieds et les jambes. Toute personne cherchant ou à fuir ou à évacuer les quelques survivants blessés était elle aussi visée.
Après avoir pu joindre le Croissant rouge, les ambulances sont arrivées mais n’ont pu approcher. Seules, après plusieurs heures, celles de l’hôpital Al Quds ont pu accéder aux blessés, mais sous le feu des agresseurs. Elles n’ont réussi l’évacuation que de deux enfants âgés de 3 et 7 ans.
Nous avons demandé à évacuer les corps de ceux et celles qui ont été exécutés par les soldats, nous avons insisté pour que les quelques enfants encore vivants soient préservés. Rien n’y a fait. Les soldats n’ont été sensibles ni à leurs pleurs ni à leurs cris, alors que 3 d’entre eux étaient tués par des snippers ; un autre a été exécuté lors de son évacuation.
Durant quatre jours, Zeitoun a été sous le feu incessant des tirs, y compris lorsque certains d’entre nous ont essayé d’aller chercher les blessés.
Pendant 18 jours, les secours n’ont pu arriver jusqu’à nous.
Ce n’est que dix neuvième jour que nous avons pu récupérer les corps ensevelis de nos proches sous les décombres de l’abri.
Où étaient les organisations des droits humains ?
Non seulement ils nous ont massacré mais ils ont saccagé nos maisons, volé l’argent mis de côté pour le pélérinage de La Mecque ; chez mon frère, souffrant d’une hernie, ils ont pris l’argent qu’il gardait précieusement pour recevoir des soins en Egypte.

Ville de Jabalyia, près de l’école de Faqqura où plus de 40 personnes sont mortes
Hussein El Dib, 27 ans, étudiant en droit
mardi 6 janvier, 15h30
Nous étions en famille, assis sous l’auvent, d’un seul coup un missile atterrit dans le verger mitoyen. Une seconde après un autre tombe. La fumée envahit tout. Seuls s’élèvent les cris de ma famille.
Les éclats d’obus ont tué sur le coup ma mère, mon frère et ses enfants mais aussi les enfants de mon autre frère. Dix personnes de ma famille sont mortes en quelques secondes, sans savoir pourquoi. Ici il n’y a aucune installation militaire, ni personnel militaire.
Pourquoi cela nous est il arrivé ?
Un de mes neveux est amputé de la jambe. Ma nièce souffre d’une blessure grave à la tête et la femme d’un de mes neveux a toujours des éclats d’obus dans son corps. Pour ma part, j’ai été blessé au ventre et à la jambe gauche. J’aidais ma famille financièrement, maintenant avec la mort de certains d’entre eux et mon impossibilité à travailler, je ne sais pas comment nous allons faire. Il n’y a rien d’autre à dire. Que voulez vous dire de plus ? Pourquoi ?

Hôpital Al Awada, Gaza ville
Structure de 55 lits, où se pratique tout type de chirurgie excepté la cardiologie et la neuro chirurgie
Rencontre avec le directeur, Docteur Fadel
Entre le 27 décembre et le 17 janvier, 379 blessés ont été accueillis dont 17 sont morts. 45% d’entre eux étaient des femmes et des enfants. La chirurgie a essentiellement consisté à amputer. Les blessures occasionnées par les missiles envoyés par les drones obligent à cela.
Il y a eu de nombreuses fractures de jambe et des fractures ouvertes du nez. Par ailleurs, la majorité des blessures dues aux éclats d’obus ont nécessité de nombreuses interventions pour les retirer. Mais pour certaines victimes de ce type de blessures, il n’est pas possible de retirer les obus. Ils devront encore vivre avec...
De très nombreuses blessures sont essentiellement les conséquences de l’effondrement des maisons qui se sont écrasées, après le bombardement, sur les habitants.
Les quelques attentats ciblés ont provoqué des hémorragies internes, des blessures en de nombreux points.

Hôpital Shifa
Rencontre avec le directeur de l’hôpital, Hassan Achour, et le chargé des relations publiques, Samir Ouemed.
Dès le 27 décembre, en 15 minutes à partir de 11h30, moment où plus de 60 avions ont criblé de bombes le local de la police de Gaza ville, alors que de nombreux enfants se croisaient sur le chemin des écoles avoisinantes, 180 personnes sont mortes. 300 blessés sont arrivés en même temps. Les 16 blocs opératoires étaient ouverts. Il a fallu mettre deux blessés par bloc. Ce n’était toujours pas suffisant. Nous marchions sur les cadavres, mais nous ne pouvions éprouver de sentiments. Les blessés mouraient faute de soins rapides. Nous en sommes arrivés à installer des blocs d’urgence dans certains locaux d’ONG... Heureusement qu’elles ont répondu présent.
Un de mes confrères a vu arriver son fils blessé. Il n’a pas eu le temps de lui parler ou même de le serrer dans ses bras pour le réconforter. De la place, juste pour soigner, pour rien d’autre que soigner, soigner encore pour que le maximum puisse être sauvé. Le fils de mon confrère a été envoyé en Belgique où il est encore. Pendant 3 semaines, pas de sommeil, peu de temps pour parler ; la plupart d’entre nous est resté sur place, sans sortir et sans rentrer chez eux.
Par ailleurs, nous avions de vrais problèmes techniques, pas d’électricité et parfois plus d’eau. Nous avons dû fonctionner sur des générateurs, ce qui n’a pas été sans poser de problème au niveau de la réanimation. Mais que faire ? Que pouvions nous faire ?
Rapidement des médecins d’Egypte et même de Norvège nous ont rejoints, en passant par les tunnels. Heureusement qu’ils existent, cela a permis de recevoir du matériel de soin, des médicaments et de la nourriture. Sans cela, nous serions en plus morts de faim et de soins.

Khusa’a, 400 mètres de la frontière israélienne
Tarek Najjar, 36 ans, commerçant
11 janvier, 5h30 L’armée a largué par mortier, pour faciliter l’arrivée des forces spéciales sur cette zone, des bombes au phosphore blanc. Les forces spéciales israéliennes s’imposeront dans 6 maisons et s’y installeront pendant toute l’opération. Les chars arrivent, détruisant tout sur leur passage, oliveraies, champs cultivées, maisons.
Près de deux cents personnes essaient de sortir en brandissant un drapeau blanc. Les soldats tirent, tuant une femme, en blessant une autre à la jambe. Les habitants ont insisté et sont parvenus au centre du village. Une ambulance a essayé de venir porter secours à la femme blessée, impossible. Le Croissant rouge a été appelé pour organiser une coordination. Encore impossible, ce n’est que 12 heures plus tard que les secours pourront accéder aux blessés. Pour leur permettre d’oeuvrer sans problème, ils ont arrêté 15 personnes qui ont été transférées en Israël où elles ont été frappées. Certaines ont été soignées pour côtes cassées et nombreux hématomes.
Entre temps, 8 bulldozers sont arrivés et ont commencé à systématiquement détruire plus de 75 maisons, peu importe que les habitants hurlent alors qu’ils étaient pris au piège. Certains habitants montent sur les toits avec des drapeaux blancs, pour affirmer : « nous voulons sortir, si nous devons mourir ce sera dehors ». Rien n’y fait.
Certains des habitants, sortis avant que les dents des bulldozers arrachent leur maison, se trouvent face aux soldats. Les soldats tirent, il y aura des blessés, dont Yasmina El Najjar, 26 ans et un mort, Rawhiyyeh El Najjar, 56 ans. Les maisons seront détruites sur nombre de leurs habitants.

Même lieu
Mahmoud Chauqi, 44 ans, fonctionnaire
Ma maison a été détruite, en plus ils ont versé du sable sur les décombres, aujourd’hui, il n’y a plus que du sable et quelques gravats. Je ne reconnais rien. Lors du bulldozage de nos maisons, les soldats ont demandé aux habitants qui avaient réussi à sortir de se dévêtir et de se rendre vers le centre du village. A ce moment les forces spéciales tirent sur nous, il y aura un mort et des blessés. Nous avons alors reculé et nous sommes regroupés dans une cour, nous étions à peu près 300.
Les bulldozers continuaient et les gravats tombaient sur nos têtes. Certains ont essayé de retourner vers le centre du village en rampant. Les tirs ont repris. Mahmoud El Najjar, 58 ans, a été tué.
Nous avons essayé de rejoindre l’école de l’UNRWA, une bombe au phosphore a été larguée. Certains sont ressortis et ont réussi à fuir vers le village de Bani Suela, à 7 kilomètres de distance. Les chars n’ont cessé de nous viser et de tirer. 8 personnes sont mortes durant cet exode.

Point d’information
Il ne faut pas oublier que la Cour pénale internationale est un outil imparfait qui, en l’état, a tendance à ne considérer les crimes de guerre que s’ils sont commis par des responsables de pays non occidentaux. Dans le cas de l’agression israélienne - au sens entendu par le Statut de Rome -, il est important que l’accès à un tribunal pour les responsables des crimes de guerre soit rendu possible afin que ces derniers soient jugés pour avoir utilisé la force armée contre le peuple palestinien enfermé dans les limites de la Bande de Gaza depuis plus de 18 mois, par un blocus imposé par l’Etat israélien. Quadruple enfermement : celui imposé par l’occupation depuis 60 ans, celui dessiné par les frontières et les murs érigés autour de la Bande de Gaza, celui de l’embargo imposé depuis 2007, décidé pour encore mieux coloniser, réduire au silence et enfin, la décision de bombarder durant 22 jours pour détruire toute velléité de résistance du peuple palestinien.
1 - Recours à la Charte des Nations unies
Faut il rappeler que l’article 2§4 de la Charte des Nations unies interdit absolument aussi bien la menace que l’utilisation de la force armée. Cette interdiction est une garantie normative visant à la paix et à la sécurité internationale pour l’ensemble des peuples, y compris ceux sous occupation. L’interdiction du recours à la force vise l’emploi de la force armée sous toutes ses formes : guerre, représailles ou toute autre forme d’utilisation des armes y compris lorsqu’elle prend la forme d’une agression.
L’interdiction absolue - et il faut le dire, sauf en cas de légitime défense et de l’autorisation du Conseil de Sécurité - fait partie, sans aucun doute, des normes impératives du droit international. En déclenchant une guerre d’agression et en attaquant de manière généralisée et à grande échelle l’ensemble du territoire de la Bande de Gaza, l’Etat israélien a violé cette disposition fondamentale de la Charte des Nations unies.

2 - De la Cour pénale internationale
En l’état les règles de compétence et de procédure sont ce qu’elles sont, dès lors la solidarité nécessite de les dénoncer et de voir comment il est possible de faire bouger les lignes de façon à ce que le droit des peuples soit la ligne directrice des relations internationales. Mais il est nécessaire d’en noter les limites et les insuffisances, alors que la Cour pénale internationale a été pensée pour l’ensemble des peuples.
En ce qui concerne, la Bande de Gaza, la plainte des associations est possible au titre de l’article 15.1, mais reste sa recevabilité qui dépend des termes du Statut de Rome. Le Procureur se trouve devant le fait, d’une part que l’Etat israélien a signé le Statut mais ne l’a pas ratifié et que d’une part, l’autorité palestinienne qui, évidemment n’a pu signé le statut - seul les Etats peuvent le faire -, vient, et cela est une première, de transmettre aux instances de la CPI une demande de reconnaissance de la compétence de cette Cour, en ce qui concerne l’agression sur la Bande de Gaza. L’argumentation fait valoir que de facto le territoire de Gaza est un Etat, depuis que l’Etat d’Israël l’a quitté[1]. Il faut rappeler que la Palestine n’ayant pas d’Etat, est placée, de par son statut de sujet de droit international, ainsi que l’ensemble de sa population, sous la protection des instances internationales. Cela devrait pouvoir aider la CPI à en tirer les conclusions spécifiques.

Il faut aussi tenir compte du fait qu’il s’agit de violations graves des normes impératives du droit international et des normes coutumières concernant les conflits armés ainsi que les normes relevant de la protection internationale des droits humains en général et du droit humanitaire en particulier et considérer que le préambule du statut de la Cour pénale internationale exprime, sans ambiguïté, que des crimes d’une telle gravité menacent la paix, la sécurité et le bien-être du monde et que ces crimes, parmi les plus graves, touchent l’ensemble de la communauté internationale et ne sauraient rester impunis.
Les associations, en attendant la décision du Procureur, doivent lui transmettre des informations sur les faits avérés.
Notons que si le Procureur devait rejeter la requête, le droit au juge passerait par le dépôt de plaintes au pénal contre des individus aussi bien du gouvernement que de l’armée israélienne, auprès de juridictions nationales et européennes, particulièrement en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne et au Danemark. Une autre voie sérieuse est celle d’un lobbying intensif auprès des délégations étatiques siégeant à l’Assemblée générale des Nations Unies pour obtenir le vote d’une résolution créant un Tribunal Pénal International ad hoc sur le modèle de ceux de l’ex-Yougoslavie et du Rwanda. Le Conseil de sécurité l’a fait en utilisant la possibilité de créer des organes subsidiaires. L’AG a aussi cette possibilité et le veto n’est pas en pratique. Dès lors, il ne paraît pas illusoire d’espérer dégager une majorité dans ce sens. Il suffirait que la société civile, les mouvements sociaux fassent pression sur leur gouvernements respectifs pour que ceux-ci relaient cette demande auprès de l’Assemblée générale. En faisant cela, les Etats ne feraient que mettre en action leurs obligations internationales qui leur demandent de respecter le droit international et le droit humanitaire mais aussi de les faire respecter.
Faut il aussi rappeler que, selon le droit international, les Palestiniens ont le droit légitime de résister à la domination coloniale, à l’occupation et aux forces occupantes. L’État d’Israël commettant les pires violations du droit international et ne respectant ni les Conventions de Genève ni les autres règles découlant des conventions tels que les deux pactes de 1966, dès lors, les actes de résistance sont des actes licites et légitimes. Sans parler des décisions du Conseil de sécurité dont n’a cure l’État d’Israël. Rappelons aussi le principe inaliénable du droit des peuples à disposer d’eux mêmes consacré par la Charte des Nations Unies et réaffirmé par la résolution 2625 (XXV) de l’Assemblée générale. Selon cette résolution -faisant partie du droit coutumier-, « tout État a le devoir de s’abstenir de recourir à toute mesure de coercition qui priverait de leur droit à l’autodétermination ... les peuples mentionnés... ».
Il est opportun de rappeler, avec force, à l’État d’Israël et aux pays occidentaux qui cautionnent la politique d’apartheid et de domination coloniale du peuple palestinien que la Résolution 1514 de l’Assemblée générale- affirme que « ...la sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération internationales... ».

Il est impératif de mettre un terme à l’impunité des auteurs de tels crimes et d’agir en faveur de la prévention de nouveaux crimes.
Mireille Fanon-Mendes-France fondation Frantz Fanon


Agenda de la délégation,les sites et les différentes rencontres

18/01 Le Caire
comité de soutien à la Palestine
Union des médecins arabes
Raji Sourani, président du Palestinian Centre for Human Rights

19/01 Ambassade de France au Caire,

Al Arish, 450 kms du Caire réunion avec le Comité populaire des droits de l’homme du citoyen, le Parti du rassemblement, Tagamon, parti El Karania

20/01 Rafah, frontière égyptienne
UNRWA
PCHR

Rafah, corridor de Philadelphie Khan Younis,
réunion avec le responsable des relations publiques du PCHR

21/01 Azebet Abed Rabo, près de la ville de Jabalia, au nord de la Bande de Gaza
témoin

Gaza hôpital Al Wada, rencontre avec le directeur
hôpital Shifa, rencontre avec le directeur et le responsable des relations publiques
Ministère de la santé, rencontre avec le ministre de la santé

22/01 Al Atatra
témoin
témoin

Al Atatra, quartier de Si Afa près de Beit Laya témoin
témoin

23/01 Zeitoun, quartier sud de Gaza
témoin
témoin
témoin

Shajaiya,vers la route Salah El Din, frontière israélienne, est de Gaza destruction d’usines
Jabalyia témoin

24/01 Khusa’a, sud est de Gaza, 400 mètres de la frontières israélienne
témoin
témoin





Posté par MCPalestine


 
      Back To Top  

Ven 13 Fév - 23:28 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:52 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Sam 14 Fév - 11:53 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

14 février 2009
Le pacte secret d’Israël avec l’Afrique du Sud de l’apartheid
27 mars 2006
Par Denver
 « Frères d’armes » : Le pacte secret d’Israël avec l’Afrique du Sud de l’apartheid
Chris McGreal 7 février 2006 The Guardian
Au cours de la deuxième guerre mondiale, celui qui allait devenir le Premier ministre de l’Afrique du Sud de l’apartheid, John Vorster, fut interné par les autorités britanniques pour ses activités en faveur de l’Allemagne nazie. Mais trois décennies plus tard, cet homme sera accueilli en grande pompe à Jérusalem. Le journaliste du Guardian Chris McGreal, qui a effectué une grande partie de sa carrière tant en Afrique du Sud qu’en Israël-Palestine, vient de publier une longue enquête sur l’alliance militaire clandestine entre Israël et le régime de l’apartheid, qui trouva son point d’orgue avec le développement, en commun, de l’arme nucléaire
Traduction : CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2006

Il y a quelques années, à Johannesbourg, je rencontrai une femme juive, dont la mère et la sœur avaient été assassinées à Auschwitz. Peu après vint son tour d’entrer dans la chambre à gaz. Mais un miracle se produisit, et la mise à mort du groupe de condamnés dont faisait partie Vera Reitzer fut annulée au dernier moment. Vera Reitzer survécut à l’enfer d’Auschwitz, se maria peu après la guerre, et émigra en Afrique du Sud.

Sur place, elle adhéra, au début des années 1950, au Parti National (PN), qui venait de remporter les élections (réservées à la population blanche, NDR) sur une base ouvertement raciste et ségrégationniste. C’est à ce moment-là que le Premier Ministre du PN, Malan, introduisit au Parlement une nouvelle législation, qui rappelait furieusement les lois de Nüremberg adoptées par Hitler contre les Juifs : la « Loi portant recensement de la population » de Malan classait les Sud-africains selon leur race, elle interdisait le mariage et les relations sexuelles entre gens de couleur différente, et elle barrait aux Noirs l’accès à de multiples professions.

Vera Reitzer ne voyait pourtant pas de contradiction dans le fait qu’elle-même, survivante du génocide, puisse adhérer à un système rappelant de manière dérangeante, dans la philosophie qui le sous-tendait sinon dans l’amplitude de ses crimes, celui auquel elle avait réussi à survivre. A l’époque, elle pensait que l’apartheid était une nécessité, tant pour prévenir la domination par les Noirs, que pour endiguer le communisme, qui triomphait au même moment dans son propre pays d’origine, la Yougoslavie. Reitzer déclare aujourd’hui qu’elle était convaincue que les Africains étaient inférieurs aux autres êtres humains, et ne devaient par conséquent pas être traités en égaux. Je lui fis observer qu’Hitler disait la même chose à propos d’elle, en tant que Juive. Elle me demanda alors de mettre fin à l’entretien.

Reitzer n’était pas un cas isolé dans cette communauté juive d’Afrique du Sud, dont beaucoup de membres manifestaient de l’enthousiasme pour l’apartheid, et leur appartenance personnelle au Parti National. Au demeurant, elle était elle-même une représentante en vue de la communauté, travaillant dans l’Association des Survivants de l’Holocauste, alors que les Juifs qui militaient contre le système d’apartheid étaient au contraire fréquemment dénoncés par leur propre communauté.

De nombreux Israéliens repoussent avec horreur l’idée que leur pays, né sur les cendres du génocide et qui s’est construit sur les idéaux du judaïsme, puisse être comparé un instant à un régime raciste. Pourtant, pendant des années, la majorité des sud-africains juifs, non seulement n’ont pas lutté contre le système d’apartheid, mais ont au contraire prospéré sous son aile protectrice, même si quelques membres de cette communauté ont occupé une place éminente dans les mouvements de libération. A la même époque, les gouvernements israéliens, eux aussi, ont mis sous le boisseau les critiques d’un régime dont les dirigeants avaient antérieurement été des admirateurs d’Adolf Hitler. Pendant trois décennies, la célèbre « pureté des armes » -le terme employé par Israël pour vanter la supériorité morale de ses soldats- fut secrètement sacrifiée, dès lors que l’avenir de l’Etat Juif devenait si étroitement imbriqué avec celui de l’Afrique du Sud que les milieux dirigeants de la défense israélienne finirent par se convaincre que la relation avec l’Afrique du Sud était vitale pour leur propre pays.

L’antisémitisme Afrikaner1.
L’apartheid avait pour objectif d’introduire la ségrégation dans tous les domaines de la vie, du travail à la chambre à coucher, alors même que les Blancs dépendaient des Noirs, en tant que main-d’œuvre et domesticité. La ségrégation prit ensuite l’appellation de « développement séparé » et on créa les « bantoustans », ces cinq enclaves nominalement indépendantes, où l’on entassa des millions de Noirs sous la férule de potentats locaux, à la solde des dirigeants (blancs) de Pretoria, la capitale.

Lorsque le PN prit pour la première fois le pouvoir à Pretoria, en 1948, les Sud-africains juifs - dont la majeure partie était arrivée à la fin du XIXème siècle, fuyant les pogroms de l’Empire tsariste, en Lituanie et en Lettonie surtout - avaient quelques soucis à se faire. Une petite dizaine d’années avant de prendre les commandes du gouvernement, c’est-à-dire en 1937, Malan dirigeait en effet l’opposition à l’accueil des Juifs allemands pourchassés qui essayaient d’être admis en Afrique du Sud. « On a dit que je m’en prends maintenant aux Juifs en tant que Juifs. Eh bien, permettez-moi de vous dire que c’est parfaitement exact », se vantait ainsi Malan devant le Parlement sud-africain en 1937.

Les préjugés antisémites, dans la population Afrikaner, s’étaient développés depuis les succès économiques obtenus par des Juifs à partir des années 1860, consécutivement à la ruée vers les mines de diamant du Kimberly. Au début du XXème siècle, un envoyé spécial du journal The Manchester Guardian, nommé JA Hobson, racontait par exemple que la guerre des Boers était ressentie, sur place, comme une guerre conduite dans l’intérêt « d’un petit groupe de financiers étrangers, principalement d’origine allemande et de race juive ». Cinquante ans après, Malan et ses hommes étaient toujours habités par ces théories de complots. Hendrik Verwoerd, directeur d’un journal violemment antisémite, Die Transvaler, et futur auteur d’un projet de « Grand apartheid », accusait les Juifs de contrôler l’économie. Avant la seconde guerre mondiale, une confrérie secrète Afrikaner, la Broederbond -dont Malan et Verwoerd étaient membres- entra en relation avec les Nazis. Un autre membre de la Broederbond et futur Premier Ministre, John Vorster, fut interné pendant la seconde guerre mondiale (l’Afrique du Sud restant encore dominée par la Grande-Bretagne), pour ses liens avec les Nazis, et avec la milice fasciste locale des « Chemises Grises ».

Don Krausz, qui préside aujourd’hui l’Association des Survivants de l’Holocauste, est arrivé en Afrique du Sud en 1946, après être passé par les camps de concentration de Ravensbrück et Sachsenhausen, et il a perdu une grande partie de sa famille dans le génocide. « Les Nationalistes avaient un programme électoral fortement antisémite en 1948. La presse Afrikaans était méchamment anti-juive, on pourrait la comparer à ce qu’était le Stürmer dans l’Allemagne d’Hitler. Quand on était juif, à l’époque, on avait peur de l’Afrikaner. Ma femme est originaire de Potchefstroom, dans ce qui était alors la province très Afrikaner du Transvaal. Chaque fois qu’un Juif arrivait dans la localité, il pouvait être sûr d’avoir des ennuis avec les Chemises Grises. Il n’y a aucun doute que dans les villes et localités à prédominance Afrikaner, les Juifs étaient brimés. Et voilà que ces types prennent le pouvoir en 1948 ... On craignait le pire », se souvient Don Krausz.

Helen Suzman, laïque d’origine juive, fut pendant longtemps la seule voix anti-apartheid au parlement sud-africain. « Les Juifs ne craignaient pas une répétition du génocide, mais ils redoutaient l’adoption de lois raciales de type Nüremberg, par exemple des lois qui leur barreraient l’exercice de leurs professions respectives. Le nouveau gouvernement avait prévenu qu’il accentuerait la ségrégation raciale, et les Juifs se demandaient quel serait leur sort particulier », raconte-t-elle.

La peur fut cependant de courte durée, parce que si le gouvernement adopta effectivement de dures lois raciales, les Juifs en furent exonérés. Le gouvernement d’apartheid, fondé sur la suprématie blanche, devait tenir compte des réalités démographiques, et il considéra qu’il ne pouvait pas se payer le luxe de se priver d’une partie de la population blanche, fût-elle juive. En l’espace de quelques années, beaucoup de Juifs arrivèrent à une situation où non seulement ils n’avaient plus peur, mais où ils trouvaient franchement leur compte avec le nouveau système. Il y en eut même qui établirent un parallèle centre ce renouveau du nationalisme Afrikaner et le renouveau juif incarné par Israël.

Beaucoup d’Afrikaners considéraient que la victoire électorale du Parti Nationaliste les libérait d’un ordre britannique détesté. Les camps de concentration créés par les Britanniques pendant la guerre des Boers pour y parquer les Afrikaners rebelles ne pouvaient certes se comparer à ceux où les Nazis mettaient les Juifs, mais la mort de 25.000 femmes et enfants, de faim et de maladies, avait laissé des traces profondes dans la mémoire Afrikaner, une mémoire analogue à celle du génocide, avec laquelle Israël a construit son identité. Le régime Afrikaner, lui aussi, martela l’idée que les Afrikaners devaient défendre leurs intérêts, ou faire face à l’anéantissement.
(...)

Et puis il y avait Dieu. L’Eglise Réformée Hollandaise alla chercher des justifications à l’apartheid dans l’Ancien Testament et dans l’histoire Afrikaner, affirmant que la victoire, déjà ancienne, des Afrikaners sur le peuple Zoulou à la bataille de Blood River était un signe que le Tout-Puissant était bien du côté de l’homme blanc.

« Les Israéliens disent qu’ils sont le peuple élu, choisi par Dieu, et ils trouvent une justification biblique à leur racisme et à leur exclusivisme sioniste », dit Ronnie Kasrils, ministre des Renseignements de la nouvelle Afrique du Sud, post-apartheid. Ronnie Kasrils, qui est juif, a lancé une pétition en direction des Juifs d’Afrique du Sud, leur demandant de protester, eux aussi, contre l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

« Il y a une similitude avec les Afrikaners de l’époque de l’apartheid ; eux aussi avaient un discours biblique, dans lequel la terre était à eux, car Dieu la leur avait donnée. Tout comme les sionistes qui racontaient que la Palestine dans les années 1940 était une terre sans peuple pour un peuple sans terre, les colons Afrikaners répandent le mythe qu’il n’y avait pas de peuple noir en Afrique du Sud quand ils ont commencé à arriver au XVIIème siècle. En fait, ils ont conquis par la force des armes, la terreur, et ont déclenché une série de guerres coloniales sanglantes », poursuit Kasrils.

L’antisémitisme ne disparut pas, mais au bout de quelques années de pouvoir PN, un grand nombre de Juifs d’Afrique du Sud se sentaient vraiment sur un pied d’égalité avec les autres blancs. « On était des blancs, et même si l’Afrikaner n’était pas notre ami, c’était un blanc lui aussi », reconnaît Krausz. « Ce qui nous unissait, c’était la crainte des Noirs. Quand je suis arrivé en 1946, les Juifs ne cessaient de dire ‘les Noirs ceci, les Noirs cela’. Moi, je leur disais ‘vous savez, j’ai entendu les Nazis dire et faire aux Juifs exactement la même chose que ce que vous dites des Noirs. Ici, on a des panneaux marqués "Réservé aux Blancs", eh bien là bas, en Allemagne, c’était des panneaux "Interdit aux Juifs" ».

Mais pendant des décennies, la Fédération Sioniste et le Jewish Board of Deputies (équivalent sud-africain du CRIF, NDR) a tenu en grande estime un de ses notables, Percy Yutar, le procureur qui avait requis contre Nelson Mandela, qu’il accusait de sabotage et conspiration,et qu’il fit condamner à la réclusion perpétuelle en 1964 ! Yutar poursuivit ensuite une belle carrière sous le régime de l’apartheid : procureur général de l’Etat « libre » d’Orange, puis de la province du Transvaal, et il fut également élu président de la plus grande synagogue orthodoxe de Johannesbourg. Dans l’establishment juif du pays, on louait volontiers « son apport à la communauté », et un symbole de la contribution des Juifs au développement de l’Afrique du Sud.

« Pourtant, en termes d’image, quand on pensait aux Juifs, on pensait plutôt à Helen Suzman », estime Alon Liel, ancien ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud. « A mon avis, la plupart des Juifs n’aimaient pas l’apartheid et ce que ce système imposait aux Noirs, mais ils retiraient les fruits, et se consolaient peut-être en se disant qu’après tout, c’était la seule manière de diriger un tel pays », ajoute-t-il.

L’establishment juif évita toute confrontation avec le gouvernement. La doctrine officielle du Jewish Board of Deputies était la « neutralité », de manière à « ne pas mettre en danger » la communauté. Quant aux Juifs qui trouvaient que se taire, c’était approuver l’apartheid et l’oppression raciale, et qui s’engageaient dans la lutte contre la discrimination, ils étaient mis à l’écart.

« On stigmatisait ceux-là fortement, en les accusant de mettre la communauté en danger. Le Board of Deputies disait que chaque Juif pouvait bien sûr adhérer au parti politique de son choix, mais en pesant bien toutes les conséquences que cela pouvait avoir pour la communauté. Pour faire court, disons que les Juifs appartenaient à la minorité blanche privilégiée, et l’attitude du plus grand nombre a été : ne pas faire de vagues », résume de son côté Helen Suzman.

Des intérêts communs
L’Etat d’Israël, de son côté, critiqua ouvertement l’apartheid dans les années 1950 et 1960, à une époque où il construisait des alliances avec les gouvernements des pays africains nouvellement indépendants. Mais la plupart des Etats d’Afrique rompirent avec Israël après la guerre de Kippour de 1973, et Jérusalem commença à avoir des vues plus sympathiques pour le régime isolé de Prétoria. L’évolution fut importante et rapide si bien que dès 1976, Israël lança une invitation officielle au Premier ministre John Vorster (l’ancien Nazi dont on a parlé plus haut, NDR)

Silencieux sur le comportement de Vorster pendant la deuxième guerre mondiale, Yitzhak Rabin veilla à ce qu’on n’en parle surtout pas pendant la visite obligée au mémorial de Yad Vashem, dédié aux 6 millions de Juifs massacrés par les Nazis. Au dîner d’Etat offert à Vorster, Yitzahak Rabin porta un toast « aux idéaux communs à Israël et à l’Afrique du Sud : l’espoir en la justice, et en une coexistence pacifique ». Les deux pays, dit encore Rabin, « affrontent une brutalité et une instabilité inspirées par l’étranger ».

Vorster, dont l’armée envahissait, à ce moment-là, l’Angola, répondit que les deux pays étaient l’un et l’autre les victimes des adversaires de la civilisation occidentale. Quelques mois plus tard, le gouvernement sud-africain, dans son bilan de l’année écoulée, écrivit que les deux pays avait un même problème : « Israël et l’Afrique du Sud ont une chose essentielle de commun : ils sont tous les deux situés dans un environnement hostile, habité par des peuples à la peau sombre ».

La visite de Vorster jeta les bases d’une collaboration qui fit de l’axe Israël-Afrique du Sud un grand pôle de développement de matériels militaires, et un acteur majeur dans le domaine du commerce international des armes. Liel, qui dirigea le département Afrique du Sud au ministère israélien des Affaires étrangères dans les années 1980, estime que ce processus amena la haute direction israélienne en matière de sécurité, à la conviction intime que l’Etat juif n’aurait pas survécu sans sa relation avec les Afrikaners.

« C’est nous qui avons créé l’industrie militaire sud-africaine », estime Liel. « Ils nous ont aidé à développer une vaste gamme de techniques militaires, parce qu’ils avaient beaucoup d’argent. Notre mode de travail habituel, c’était que nous apportions le know-how, et eux le capital. Après 1976, c’est une véritable histoire d’amour qui a commencé entre nos directions militaires et nos armées respectives ».

« Nous avons été impliqués dans la guerre de l’Angola, comme conseillers de l’armée sud-africaine. Nous avions des officiers israéliens sur place. La relation était très étroite ».

Et tandis que les manufactures d’Etat israéliennes produisaient du matériel de guerre pour l’Afrique du Sud, le kibboutz Beit Alfa se diversifia de manière rentable, en produisant des véhicules anti-émeutes, destinés à la répression des manifestants noirs dans les bidonvilles2.

Vers le nucléaire
Le secret le mieux gardé était celui du nucléaire. Israël fournit une expertise et des technologies qui furent cruciales pour le développement de la bombe atomique sud-africaine. Israël avait déjà suffisamment de difficultés à justifier toutes ses autres relations étroites avec un régime fondé sur la discrimination raciale, pour ne pas vouloir que sa collaboration militaire soit publiquement exposée.

« Tout ce dont nous parlons aujourd’hui était totalement secret », poursuit Liel. « En dehors des dirigeants des affaires de défense, les personnes mises dans la confidence étaient très peu nombreuses. Mais il se trouve que nombre de nos Premiers ministres en faisaient partie, c’est pourquoi on peut dire que des gens comme Shimon Peres ou Rabin étaient évidemment au courant ».

« A la tribune des Nations Unies, nous répétions : ‘en tant que peuple juif qui a subi le génocide, nous sommes contre l’apartheid, c’est intolérable ; Mais dans la pratique, la collaboration au niveau militaire continuait », poursuit Liel.

Au niveau politique aussi. Les jumelages entre villes des deux pays se développèrent, et, parmi les pays occidentaux, Israël fut le seul à reconnaître la création, par l’Afrique du Sud, du bantoustan du Bophuthatswana, et à l’y laisser ouvrir une « ambassade ».

Dans les années 1980, Israël et l’Afrique du Sud se confortaient mutuellement pour justifier leurs dominations respectives sur d’autres peuples. L’un et l’autre racontaient que leurs propres peuples étaient menacés d’anéantissement par des forces extérieures - en Afrique du Sud, des gouvernements noirs du continent et le communisme ; en Israël, par les Etats arabes et l’Islam. Cela n’empêcha ni l’un ni l’autre de connaître des soulèvements populaires : (Soweto en 1976, l’intifada palestinienne en 1987) qui étaient indigènes et spontanés, et changèrent radicalement la physionomie des deux conflits.

« Nous reconnaissons bien, en tant que Sud-Africains, dans la lutte des Palestiniens, le combat pour l’auto-détermination et les droits humains », nous dit l’actuel ministre Ronnie Kastrils. « Ceux qu’on réprime sont accusés d’être des terroristes, afin de trouver des justifications à des violations encore plus grandes de leurs droits. On arrive à ces discours fous où les victimes sont blâmées pour la violence qui s’exerce contre elles. Le régime de l’apartheid et Israël sont des exemples frappants d’Etats terroristes accusant leurs propres victimes ».

Il y a cependant d’importantes différences entre les deux. Israël a mené trois guerres pour sa survie, et la lutte armée en Afrique du Sud n’a jamais évolué vers ces stratégies d’assassinats ni à une échelle de meurtres telles qu’on les a observées de la part de certains groupes palestiniens ces dernières années. Mais, dès la décennie 1980, la supériorité militaire écrasante d’Israël, la baisse du niveau de la menace exerçable par ses voisins, et le déplacement du conflit en direction des villes palestiniennes ont altéré la sympathie dont avait bénéficié autrefois Israël dans le monde.

L’Afrique du Sud, tout comme Israël, se définissaient en tant qu’enclaves de la civilisation démocratique, aux avant-postes pour la défense des valeurs du monde occidental. Mais ils ont souvent demandé à être jugés par comparaison avec leurs propres ennemis, tout en affirmant que leur mission était précisément de protéger le monde libre de l’invasion de ces derniers.
(...)

Lorsque les pressions internationales commencèrent à se faire sentir sur le dossier de l’apartheid, et qu’Israël commença en conséquence à opérer lui aussi un retrait, la première réaction des militaires israéliens fut le refus, indique Liel. « Vers 1986-87, on arriva à la croisée des chemins. Mais lorsque le ministère des Affaires étrangères fit savoir qu’il était temps de prendre le tournant, et de soutenir désormais les noirs et non plus les blancs, l’establishment de la sécurité hurla : ‘vous êtes complètement fous, c’est suicidaire’, raconte l’ancien diplomate israélien. Les militaires nous disaient qu’on aurait jamais d’industries militaires ni aéronautiques si on avait pas eu l’Afrique du Sud pour premier client dès le milieu des années 1970 ; les Sud-africains ont sauvé Israël, disaient-ils. Je dois vous avouer que c’est probablement exact », poursuit Liel.

Oublier le passé
Shimon Peres était ministre israélien de la Défense lors de la visite de Vorster, et il également été deux fois Premier Ministre pendant les années 1980, au pic de la collaboration avec le régime de l’apartheid. Devant nous, il balaie d’un revers de main les questions sur la morale de tels liens avec Pretoria. « Moi, je ne regarde jamais en arrière. Dès lors qu’on ne peut pas changer le passé, pourquoi m’en occuperais-je ? », nous répond-il.

Quand nous insistons, et lui demandons s’il a jamais des doutes sur le fait de soutenir un régime représentant l’antithèse de ce pour quoi Israël a été créé, Peres nous répond qu’à l’époque, Israël menait une lutte existentielle. « On n’a jamais le choix entre deux situations parfaitement définies. Chaque choix que l’on fait est entre deux options imparfaites. A cette époque, le mouvement noir d’Afrique du Sud était du côté d’Arafat, contre nous. En fait, nous n’avions pas vraiment le choix. Mais nous n’avons jamais cessé de dénoncer l’apartheid. On n’a jamais été d’accord avec cela », finit par lâcher Peres.

Et Vorster ? « Certes, je ne le mettrais pas sur une liste des plus grands hommes de notre époque », dit-il.

Le directeur général adjoint du ministère israélien des Affaires étrangères, Gideon Meir, après nous avoir dit qu’il n’avait pas de connaissance détaillée de la relation Israël-Afrique du Sud de l’apartheid, préfère parler de « sécurité ». « Notre principal problème, c’est la sécurité. Il n’y a aucun autre pays dans le monde dont l’existence même soit menacée. Cela vaut du premier jour de l’existence de notre État à aujourd’hui. Tout cela vient de la géopolitique d’Israël ».

Lorsque l’apartheid s’est effondré, l’establishment juif sud-africain, celui-là même qui naguère encensait Percy Yutar -le magistrat qui envoya Nelson Mandela en prison- opéra un brusque virage, et tendit ostensiblement les bras à ceux des Juifs qui avaient engagé le combat contre l’apartheid, comme Joe Slovo, Ronnie Kastrils ou Ruth First.

« J’ai reçu des félicitations de la part des organisations sionistes internationales. Ils disaient que c’était mes racines juives qui avaient donné son sens à mon combat. Mais quand je leur ai rétorqué que je n’avais pas reçu d’éducation juive, et que ma fréquentation d’une école religieuse chrétienne ne m’avait guère influencée non plus, ils ont dit que c’était l’instinct juif qui avait opéré en moi ! »

Aujourd’hui, le discours anti-apartheid, dans l’establishment juif sud-africain, est devenu un moyen pour défendre Israël. Le grand rabbin d’Afrique du Sud, Warren Goldstein, décrit le sionisme comme « mouvement de libération nationale du peuple juif », et il récupère la terminologie officielle du gouvernement actuel de l’Afrique du Sud, qui veut améliorer le sort des Noirs « auparavant désavantagés ». « Israël est un Etat résolu, créé pour protéger les Juifs d’un génocide. Nous aussi sommes des gens auparavant désavantagés, et on ne peut pas compter sur la bienveillance du monde », déclare Goldstein, qui a décliné nos demandes d’interview.

En 2004, Ronnie Kasrils s’est rendu dans les territoires palestiniens, pour faire le bilan de l’offensive israélienne de 2002 en Cisjordanie, après une vague d’attentats-suicide qui avait fait des centaines de morts. « C’est bien pire que l’apartheid », nous dit-il. « Les mesures israéliennes, leur brutalité, font ressembler l’apartheid à une aimable partie de campagne. Il n’y a pas eu chez nous des jets attaquant les bidonvilles. Nous n’avons pas eu ces bouclages répétés de mois en mois. Non plus que de tanks détruisant les maisons. L’Afrique du Sud avait bien des véhicules blindés, et la police utilisait ses armes légères pour tirer sur les gens, mais pas à pareille échelle », analyse-t-il.

Pétition de conscience
Plus de 200 Africains du Sud juifs ont signé une pétition dont Ronnie Kasrils et un autre vétéran du combat anti-apartheid, Max Ozinsky, sont les initiateurs. Ils dénoncent le traitement réservé par Israël aux Palestiniens, et font un parallèle avec l’apartheid. Le document, intitulé Une Déclaration de Conscience, a fait du bruit dans la communauté juive sud-africaine. Parmi les signataires, Arthur Goldreich, un des premiers compagnons d’armes de Nelson Mandela, qui était parti, tout jeune en 1948, se battre pour la création d’Israël. Il a tenu à accompagner sa signature d’un amendement, dénonçant les attentats-suicide et leur impact sur la perception des Palestiniens par le public israélien.

Kasrils est d’accord sur le fond avec Goldreich, mais il observe que la « stratégie d’apartheid » d’Israël était en cours bien avant que ne commence la vague d’attentats-suicide. Il relève aussi la ressemblance entre les territoires occupés et le patchwork de bantoustans prévu par le régime sud-africain, destiné à enfermer l’essentiel de la population noire du pays dans ces enclaves, la population blanche s’appropriant le gros des terres.

Aujourd’hui, près de 6 millions d’Israéliens vivent sur 85% de l’ancienne Palestine mandataire, alors que près de 3,5 millions de Palestiniens sont confinés sur les 15% restants, leurs villes et villages coincés entre des blocs de colonies israéliennes en expansion constante, et derrière un réseau de routes ségréguées, de barrières de sécurité et d’installations militaires.

On peut considérer, bien sûr, qu’Israël tout comme l’Afrique du Sud sont des produits des événements historiques. Le monde de 1948, année de création d’Israël et d’accession au pouvoir des Afrikaners, était un monde qui ne se souciait guère de ces « peuples à peau sombre » se mettant en travers de leurs grands desseins. Aucun de ces gouvernements ne faisait finalement beaucoup plus que ce qu’avaient fait d’autres avant eux, les colonisateursbritanniques notamment.

Et si l’on veut bien admettre qu’Israël, en expulsant les Arabes de leurs maisons, luttait aussi pour sa propre existence, qui pouvait, dans le monde occidental, faire des reproches aux Juifs, au lendemain de leurs terribles souffrances ?

Mais le colonialisme s’est effondré en Afrique, et Israël est devenu fort, et le reste du monde est devenu de plus en plus réticent aux discours de Pretoria et de Jérusalem. Comme on le sait, les dirigeants sud-africains blancs ont choisi la voie du compromis, alors qu’Israël se trouve maintenant à un moment critique de son histoire.

Avec un Sharon dans le coma, il est douteux que nous sachions jamais jusqu’où il entendait développer sa stratégie de « désengagement unilatéral », après le retrait de Gaza et d’une partie de la Cisjordanie. Comme le dirigeant sud-africain blanc de Klerk, qui se décida à entamer le démantèlement du système d’apartheid, on peut formuler l’hypothèse que Sharon serait arrivé à la conclusion qu’il avait mis en branle des forces le dépassant, forces devant conduire à un compromis acceptable par les Palestiniens.

Mais aux yeux des Palestiniens, la politique de Sharon n’était qu’une version adaptée du vieux dessein consistant, pour Israël, à se débarrasser du plus grand nombre d’Arabes possible, tout en conservant le maximum de terres possible.

De fait, pendant que Tony Blair saluait le Premier ministre israélien pour son « courage » politique, avec le retrait de Gaza en août 2005, Sharon expropriait encore de nouvelles terres en Cisjordanie, plus qu’il n’en avait d’ailleurs rendues à Gaza ; il poursuivait la construction de milliers de logements supplémentaires dans les colonies juives, accélérait la construction de cette barrière de béton et de fils de fer barbelé de 700 kilomètres, dont peu doutent que son objectif soit de constituer une frontière.

Pour les Palestiniens, l’Etat « émasculé », disposant au mieux « d’éléments de souveraineté » et d’un contrôle des plus limités sur ses frontières, ses finances et sa politique étrangère, rappellera désagréablement les défunts bantoustans de l’Afrique du Sud.

Prenons le cas du réseau routier. Israël procède à la construction, accélérée, d’un réseau de routes parallèles en Cisjordanie, destinées aux Palestiniens, lesquels se voient interdire l’utilisation d’un grand nombre des routes existantes. L’association de défense des droits de l’homme B’Tselem, estime que la stratégie israélienne dans ce domaine « présente des ressemblances évidentes avec le régime raciste d’apartheid, tel qu’il existait en Afrique du Sud ».

Pour l’armée, qui décrit les routes interdites aux Palestiniens comme « stériles », cette politique ne répond qu’à des considérations sécuritaires. Mais il est évident que le système routier de la Cisjordanie est un outil, avec la barrière de 700 kilomètres, pour consolider les blocs de colonies et modeler le territoire. « Le régime routier n’est pas le fait d’une loi, c’est le résultat de décisions prises à l’échelon gouvernemental et militaire », commente Goldreich. « Quand je regarde toutes ces cartes et que je regarde les routes, cela évoque pour moi Alice au Pays des Merveilles. Il y a des routes pour Israéliens, des routes pour Palestiniens, et des routes pour Israéliens et Palestiniens », ajoute-t-il. « Les routes, les checkpoints, la barrière, tout cela par décret. Je regarde, et je pose la question : qu’y-a-t-il donc derrière tout cela ? »

Il y a trois ans, le quotidien israélien Haaretz avait publié des déclarations de l’ancien Premier Ministre italien Massimo D’Alema. D’Alema y racontait comment, quelques années plus tôt encore, Sharon lui avait confié qu’à son avis, le modèle des bantoustans constituait la meilleure solution au conflit avec les Palestiniens. D’Alema avait fait cette confidence à l’occasion d’un dîner officiel, à Jérusalem. Un des participants au dîner mit alors en cause le récit de d’Alema, disant à ce dernier qu’il n’avait pu qu’interpréter à sa manière, et non rapporter fidèlement les propos de Sharon. « Pas du tout monsieur, ce que je viens de dire n’est pas une interprétation des paroles de votre Premier ministre. C’est une citation exacte », rétorqua D’Alema. Sharon étant désormais hors jeu, son successeur Ehud Olmert a pris l’engagement de parvenir à une définition des frontières définitives d’Israël, plongeant profondément à l’intérieur, et conservant, pour l’Etat juif, la totalité de la ville de Jérusalem.

Alors, est-ce de l’apartheid ?
Toute personne qui a connu l’ancienne Afrique du Sud et qui met le pied aujourd’hui en Israël ne trouve pas, à première vue, beaucoup de ressemblances frappantes entre les deux pays. Ici, pas de signaux indiquant ce qui est réservé aux Juifs, et interdit aux non-Juifs. Et pourtant, tout comme dans l’Afrique du Sud blanche, il y a tout un monde de discrimination et d’oppression que la plupart des Israéliens refusent de regarder en face.

Des soldats israéliens humilient et harcèlent régulièrement les Palestiniens aux checkpoints ; des colons peignent des inscriptions de haine raciste sur les murs des maisons arabes à Hébron. A Jérusalem-Ouest, la police a pour habitude de faire des contrôles d’identité, des passants dont elle pense que ce sont des Arabes.

Certaines localités juives refusent d’accueillir des Arabes, en alléguant des « différences culturelles ». Le maire d’une colonie juive a même eu le projet d’exiger des Arabes entrant dans la colonie qu’ils portent un badge les identifiant comme Palestiniens. Dans les années 1990, l’extrême-droite juive a menacé des commerces (juifs), afin qu’ils licencient leurs salariés arabes. Et ceux qui se plièrent à cette injonction reçurent un label « Ici, il n’y a pas d’Arabes ». Certains tentent parfois de camoufler cette haine raciale en combat religieux, mais dans les stades de football, c’est « Mort aux Arabes » qu’on entend, pas « Mort aux musulmans »

La presse israélienne délaisse largement l’occupation au quotidien, malgré les reportages de quelques journalistes courageux, qui dénoncent le nombre particulièrement élevé d’enfants palestiniens tués par l’armée (plus de 650 depuis le début de la deuxième intifada en octobre 2000, dont un quart avaient moins de 12 ans) ; les attaques de Palestiniens par les colons, et l’humiliation sans cesse renouvelée aux checkpoints.

Le mur de 8 mètres de haut élevé à Jérusalem est presque invisible aux yeux des habitants de la partie occidentale, juive, de la ville. La topographie étant ce qu’elle est, la plupart des habitants juifs de la ville ne voient pas ce mammouth de béton qui divise les rues et les familles, non plus qu’ils ne voient les maisons démolies -exactement de la même façon que la plupart des blancs d’Afrique du Sud restaient à l’écart des bidonvilles, et restaient sourds à ce qui était commis en leur nom.

Peu après mon arrivée à Jérusalem, je fus invité à dîner dans une famille juive de gauche. Il y avait, autour de la table, un éditeur américain, un historien de renom, et plusieurs militants politiques. On se mit bientôt à parler des Palestiniens, et la conversation dégénéra vite sur la question de savoir si ces derniers « méritaient » ou pas d’avoir un Etat. L’intifada, et les attentats-suicide qui l’ont accompagnée, justifiaient, aux yeux de plusieurs, les 37 années d’occupation, et effaçaient les crimes qu’avait pu commettre à l’encontre des Arabes placés sous sa domination.

Tout cela me rappelait des conversations tenues en Afrique du Sud, et il faut dire aussi que l’image des Palestiniens, dans l’opinion israélienne, n’est pas très éloignée de celle qu’avaient de nombreux blancs sud-africains vis-à-vis des noirs. Les sondages montrent que pour beaucoup d’Israéliens, l’Arabe est « sale », « primitif », « violent », sans considération pour la vie humaine.

Sharon a fait entrer dans ses gouvernements des hommes appelant ouvertement au nettoyage ethnique, avec des mesures qui dépasseraient nettement les déplacements forcés de populations auxquels se livra le régime d’apartheid. L’un de ces hommes était le ministre du Tourisme Rehavam Ze’evi, avocat du « transfert » des Arabes hors d’Israël et des territoires occupés. Même la presse israélienne le qualifait ouvertement de raciste. Ze’evi fut abattu en 2001 par des Palestiniens, qui déclarèrent que la politique de cette homme en faisait une cible légitime.

Mais les opinions de Ze’evi ne sont pas mortes avec sa personne. Un député influent du parti Likoud, Uzi Cohen, a déclaré qu’Israël et ses alliés occidentaux devraient exiger qu’une partie de la Jordanie soit détachée de ce royaume, et érigée en Etat palestinien, dans lequel les Arabes des territoires occupés auraient 20 ans pour émigrer « volontairement ». « Au cas où ils ne partiraient pas, il faudrait envisager leur expulsion par la force », ajouta Cohen. Uzi Cohen est l’un des 70 parlementaires qui ont déposé une proposition de loi tendant à l’instauration d’une « Journée nationale du souvenir » de Rehavam Ze’evi, et la création d’une institution destinée à perpétuer son « message ».

En 2001, Uzi Landau fut nommé par Sharon ministre de la Sécurité, une fonction dont il profita pour proposer, ouvertement, la déportation des Palestiniens vers la Jordanie, parce qu’ils étaient un obstacle à l’expansion d’Israël en Cisjordanie.

Sharon ne s’opposait que rarement à de tels discours, et, quand il le faisait, ce n’était pas pour en condamner le racisme ou l’immoralité. Une fois, Sharon répondit à des membres de son parti, le Likoud, qui le pressaient de déporter les Palestiniens, qu’il ne pouvait pas le faire, « car la situation internationale ne serait pas porteuse ».

« On a toujours eu des fanatiques parlant du Grand Israël », commente Krausz, le survivant du génocide, toujours à Johannesbourg. « Il y a des cinglés qui disent qu’il est écrit dans la Bible que cette terre est à nous, que Dieu nous l’a donnée. Pour moi, c’est du fascisme ».

Dépossession coloniale
Yossi Sarid, un député israélien de gauche, s’exprimait dans les termes suivants, à propos d’un ministre qui réclamait le départ forcé des Arabes : « Ses propos me rappellent ceux tenus sur d’autres peuples, dans d’autres pays, et qui ont abouti à l’anéantissement de millions de Juifs ». Ils rappellent aussi ceux de PW Botha, un homme qui accèderait ultérieurement à la présidence de l’Afrique du Sud. En 1964, alors qu’il était ministre chargé des « Affaires des gens de couleur », Botha dit : « je suis pour qu’il n’y ait pas de zone de résidence permanente, ne serait-ce que pour une partie seulement des Bantous, dans la zone blanche de l’Afrique du Sud : cette question est cruciale pour l’avenir de l’Afrique du Sud. Si nous acceptons le principe d’une résidence permanente de l’homme noir en zone blanche, alors c’est le début de la fin de la civilisation que nous connaissons dans ce pays ».

Il fut un temps où une grande partie des Israéliens partageaient les vues d’un Ze’evi, ou celles d’un Cohen. Mais au cours des dix dernières années, beaucoup ont accepté le projet de création d’un Etat palestinien, en tant que moyen pour s’affranchir de la responsabilité du sort de la majorité des Arabes. Séparation. Apartheid.

Sauf que l’apartheid sud-africain était autre chose qu’une simple séparation. « L’apartheid était une question de territoire », analyse John Dugard, avocat sud-africain et expert des Nations-Unies pour les droits de l’homme. « Avec l’apartheid, le projet était de garder pour les blancs les meilleurs terres du pays, et d’envoyer les noirs dans les parties les moins habitables, les moins attractives du pays. Et on peut voir ce phénomène tout le temps, ici dans les territoires palestiniens occupés, en particulier maintenant avec le mur, qui représente vraiment un vol de la terre. On voit les Palestiniens dépossédés de leurs maisons par des bulldozers. On peut établir certains parallèles avec la situation sud-africaine, puisqu’aux plus durs jours de l’apartheid, les déplacements de populations se traduisirent aussi par des démolitions. Mais pas à la même échelle que ce que l’on a vu à Gaza et en Cisjordanie ».

Arthur Goldreich est réticent avec ce genre de comparaisons. « L’analogie semble fondée, tentante même. Personnellement, j’ai longtemps été très réticent, et je le reste, pour recourir à cette analogie, parce que je pense qu’elle a quelque chose de trop commode. Cela ne m’empêche pas de penser qu’il y a des ressemblances frappantes entre toutes les formes de discrimination raciale », explique-t-il.

« Il nous est possible de décrire chaque bantoustanisme auquel nous assistons à travers ses politiques d’occupation et de séparation : chacune d’entre elles a son vocabulaire et ses propres implications, et il n’est pas nécessaire de chercher des exemples extérieurs pour les trouver », poursuit-il.

Kasrils est du même avis. « Oui, il y a des parallèles énormes avec l’apartheid sur-africain, mais l’inconvénient, quand on fait la comparaison, c’est que cela nous éloigne du contexte local », dit-il. « Il serait préférable d’avoir une autre définition. Moi, j’ai été frappé par le phénomène de dépossession, de dépossession coloniale. Historiquement, la plupart des dépossessions, au fil des siècles, se firent avec des colons, et des déplacements forcés de populations. En Afrique du Sud, ce fut un processus qui s’étala sur 300 ans. Ici, c’est ramené à 50 ans : 1948, 1967, et aujourd’hui, en termes d’élévation de la pression militaire en Cisjordanie et à Gaza conduisant au mur, que je n’appelle pas un mur de sécurité, mais un mur de dépossession ».

Hirsh Goodman est quelqu’un qui a émigré en Israël il y a trente ans, après avoir effectué son service militaire dans l’armée sud-africaine. Son fils, inversement, est allé en Afrique du Sud après avoir fait son service dans l’armée israélienne. « L’armée l’a envoyé dans les territoires occupés, et il a dit qu’il ne pardonnerait jamais à son pays de l’avoir forcé à faire ce qu’il a fait », dit son père, spécialiste d’affaires de « sécurité » à l’université de Tel-Aviv. Pour Goodman, Israël a pas mal de comptes à rendre, mais il est outrancier de parler d’apartheid. « Si Israël retient les territoires occupés, il cesse d’être une démocratie, et en sens, c’est de l’apartheid parce que cela revient à avoir deux catégories de citoyens, et créée une législation à deux vitesses, ce qu’était l’apartheid. Avec des normes différentes pour l’accès à l’éducation, à la santé, ou à l’allocation des dépenses collectives. Mais vous ne pouvez pas dire que c’est un État d’apartheid quand 76% des gens déclarent vouloir un accord avec les Palestiniens. Oui, il y a de la discrimination à l’encontre des Arabes, des Ethiopiens, et d’autres, mais ce n’est pas une société raciste. Colonialisme, oui, apartheid, non. Ce mot d’apartheid veut dire beaucoup pour moi. Alors je déteste qu’on en abuse ».

Daniel Seidemann, un avocat israélien qui se bat contre la municipalité de Jérusalem sur le front du logement et de la planification urbaine, dit que dans le passé, il ne supportait pas lui non plus le parallèle avec l’apartheid sud-africain, mais qu’il a de plus en plus de mal à rejeter cette notion aujourd’hui. « Au niveau des tripes, disons que ma réaction première était de penser ‘Ah non ! Pas nous ! Mon Dieu, pas nous !’ Normal, dès lors que l’apartheid était assis sur une idéologie raciale, qui structurait les réalités sociales, politiques, économiques. Pour un Juif, reconnaître la prédominance d’une vision racialiste pour dominer les Palestiniens est dur à avaler », dit-il. « Mais malheureusement, l’absence d’une idéologie raciale ne suffit pas à vous protéger, car les réalités qui ont émergé rappellent clairement, par certains côtés, des aspects du régime de l’apartheid ».

On peut alors se demander ce qui est arrivé pour que cette comparaison d’Israël avec l’apartheid puisse être envisagée. Israël est-il victime des circonstances, et contraint de pratiquer l’oppression par la nécessité de sa propre survie ? Ou alors, la soif de terres est-elle un ingrédient si puissant du projet sioniste que la domination en a été la conséquence inévitable ?

Krausz a travaillé pendant quelques années en Israël, peu après la naissance de l’Etat. « J’ai compris le conflit, en me rendant compte que j’essayais de prendre la terre sur laquelle les Palestiniens vivaient depuis des siècles. J’ai compris que la guerre d’indépendance de 1948 ne se satisfaisait pas d’une explication manichéenne : beaucoup d’Arabes sont partis, non pas volontairement, mais parce qu’on les y a forcés. Comment se seraient-ils comportés s’il n’y avait pas eu la guerre, je ne sais pas », dit-il.

« Je sais bien qu’à un endroit où il m’est arrivé de forer à la recherche de pétrole, j’étais sur l’emplacement de ce qui avait été un village arabe. Étant d’origine sud-africaine, j’avais l’habitude de rendre visite à des amis et parents, un cousin notamment, qui avaient créé un kibboutz avec des immigrants d’Afrique du Sud. Je me promenais ici et là dans cette région, et je trouvai, les uns après les autres, ces villages arabes abandonnés, dont on avait fait sauter les maisons à l’explosif ».

Etats de peur
En Israël, au moins jusqu’à la fin des années 1970, la menace que faisaient peser ses voisins arabes était bien réelle. Mais la peur jouait elle aussi son rôle dans le comportement des blancs d’Afrique du Sud, qui observaient avec une horreur croissante, puis avec terreur, le déclin impérialiste sur le continent, et l’émergence de gouvernements noirs partout en Afrique. L’Afrique du Sud fit bon usage de tous ces récits de femmes blanches violées dans le Congo nouvellement indépendant, puis des blancs fuyant en masse l’Angola, le Mozambique ou la Rhodésie du Sud3. ; le pouvoir de l’apartheid sut s’en servir pour entretenir la peur chez ses citoyens blancs, et accréditer auprès d’eux des mesures toujours plus répressives contre le peuple noir. Quoi qu’il en soit, cette peur existait réellement. Les Sud-africains blancs, comme les Israéliens, se convainquirent que leur existence même était en jeu.

Les critiques de l’État d’Israël disent volontiers que plus la menace sur l’existence du pays recula, et plus le pays se mit à ressembler au modèle d’apartheid, notamment pour ce qui concerne l’appropriation de terres et la législation sur les droits de résidence, et que les ressemblances ont finalement été plus fortes que les différences entre les deux pays. Liel, l’ancien ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud, dit qu’il n’y eut jamais d’intention en ce sens.

« Les problèmes existentiels d’Israël étaient réels. On a toujours honte des injustices commises. Nous avons toujours essayé de nous conduire de manière démocratique. Bien sûr, au niveau individuel, il y avait beaucoup de discrimination, beaucoup, beaucoup. Au niveau gouvernemental, aussi. Mais nos actions n’étaient pas construites sur le racisme. Elles l’étaient principalement sur des considérations sécuritaires », dit-il.

Goldreich n’est pas d’accord avec lui. « C’est une distorsion grossière des faits. Liel me surprend. En 1967, pendant la guerre des Six Jours, dans l’euphorie générale, le gouvernement israélien -de manière intentionnelle, pas par la grâce de Dieu ni par accident - occupa la Cisjordanie et la bande de Gaza, avec leurs populations palestiniennes désormais captives, dans le but évident d’étendre le territoire du pays et d’en repousser les frontières », répond-il.

« Moi-même, avec d’autres, nous nous engageâmes politiquement après la guerre des Six Jours ; nous cherchâmes désespérement à convaincre notre public qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens serait bien meilleur, pour la sécurité, que l’occupation de territoires et les installations de colons. Mais le gouvernement aimait mieux les territoires que la sécurité. »

« Je suis convaincu que dans l’esprit de nombreux dirigeants gouvernementaux, la bonne chose à faire était de se débarrasser des Arabes. »

Mais, comme les Israéliens devaient le découvrir, un tel système rencontre forcément la résistance de ceux à qui on veut l’imposer. L’apartheid s’écroula parce que la société sud-africaine était épuisée, mais aussi parce que le mythe de victimes que les blancs s’étaient forgé finit par s’épuiser également. On n’en est pas là en Israël. Beaucoup d’Israéliens se vivent encore en victimes de l’occupation.

Pour Seidemann, le plus important, ce n’est pas de voir comment le système d’apartheid fonctionnait, mais plutôt comment il s’est désintégré. « Cela ne pouvait pas marcher. L’apartheid exigeait une telle mobilisation d’énergie de la part de l’Afrique du Sud, que ce fut l’une des raisons, au-delà des sanctions économiques et des pressions internationales, qui amenèrent le gouvernement De Klerk à juger que ce n’était plus tenable. Et cela va arriver en Israël », selon lui.

Mais le conflit peut aussi empirer, et nous amener à évoquer des parallèles encore plus choquants que celui établi avec l’apartheid sud-africain.

Arnon Soffer a travaillé plusieurs années comme conseiller du gouvernement chargé de la « menace démographique » posée par les Arabes. Professeur de géographie à l’Université de Haifa, Soffer fait un pronostic pessimiste sur la situation dans la bande de Gaza, une génération après le retrait israélien.

« Quand vous aurez 2,5 millions de gens vivant dans ce territoire fermé, ce sera une catastrophe humanitaire. Ces gens deviendront des animaux encore plus féroces qu’aujourd’hui, avec le renfort de la folie du fondamentalisme islamique. La pression aux frontières deviendra horrible. Il y aura une guerre terrible. Alors, si nous voulons rester en vie, il nous faudra tuer, tuer et encore tuer. Tuer toute la journée, tous les jours », déclare cet universitaire dans le Jerusalem Post.

« Si nous ne tuons pas, nous cesserons d’exister. La seule chose qui me préoccupe, c’est comment on fera pour que les jeunes et les hommes qu’on va envoyer pour massacrer seront capables de revenir à la maison et de rester des êtres humains normaux »

1 Note du traducteur : l’histoire coloniale de l’Afrique du Sud a comporté plusieurs étapes. Au XVIIème siècle, la conquête du pays commence avec l’arrivée de colons d’origine néerlandaise, qui se définissent comme « Afrikaner », et parlent une langue très proche du néerlandais, l’Afrikaans. Mais l’Empire britannique pénètre à son tour le pays. Il entre en compétition avec les premiers colonisateurs, les Afrikaners. Il en résultera une guerre entre les deux camps, la guerre des « Boers » (1899-1902, Boer signifiant paysan en néerlandais, la colonisation ayant d’abord été rurale, avant le développement des ressources minières et industrielles du pays avec une main-d’œuvre noire privée de droits. Après 1902 et la défaite des Afrikaners, l’Afrique du Sud entre dans le giron de l’Empire britannique, sans que cela mette fin aux volontés « indépendantistes » -façon de parler, la majorité noire étant promise à une exploitation encore plus féroce- de la partie Afrikaner de la population blanche. En 1948, le PN Afrikaner gagne les élections comme on l’a vu plus haut, il construit le régime d’apartheid, et rompt officiellement ses derniers liens avec l’Empire britannique en 1961

2 NDT : c’est précisément au cours de l’année 1976 que le mouvement de libération du peuple noir émergea dans les villes, avec le soulèvement du ghetto de Soweto, réprimé dans le sang
Denver
Source - http://lesogres.org/article.php3?id_article=1731 -

http://mcpalestine.canalblog.com/


 
      Back To Top  

Dim 15 Fév - 19:04 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:53 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Mer 18 Fév - 20:30 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

18 février 2009
Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

REPRISE d’ARTICLE
L’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) a poursuivi son enquête sur les 1000 bombes guidées GBU-39 livrées à Israël par les États-Unis quelques semaines avant l’opération « Plomb durci » contre Gaza. L’enquête confirme l’essentiel des allégations initiales de l’association : ces armes radioactives contiennent bien de l’Uranium Appauvri, qui en fait des armes à caractère génocidaire.
Dans un article publié le 4 janvier 2009 sur son site www.acdn.net, article largement diffusé et repris par de nombreux sites, ACDN dénonçait l’emploi de bombes GBU-39, dès le début de « Plomb durci », par l’armée de l’air israélienne, en affirmant qu’elles contenaient de l’uranium appauvri. Métal radioactif et poison chimique, l’uranium appauvri, lorsqu’il est inhalé ou ingéré sous forme de micro- ou nanoparticules, s’attaque à l’ADN des cellules et au génome humain. Utilisé pour durcir des munitions, il est pyrophorique (incendiaire) à l’impact, mais aussi gravement pathogène, cancérigène et tératogène à moyen et à long terme. Employer de telles armes au sein d’une population sans tenir compte de ces effets bien connus de l’UA, c’est prendre sciemment le risque d’un génocide. D’où le titre de l’article du 4 janvier : A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé, et l’appel d’ACDN à cesser le massacre.
Réactions
La « communauté internationale », officielle comme antinucléaire, ne semblant pas réagir à ce cri d’alarme, sinon pour le mettre en doute, ACDN a constitué et publié dès le 14 janvier un dossier plus complet sur les GBU-39 Génocide à l’Uranium Appauvri à Gaza : le dossier. Le 18 janvier, le cessez-le-feu venant d’être proclamé par Israël, le président d’ACDN écrit au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, pour lui demander d’ouvrir au plus vite une enquête sur la présence de matières radioactives dans la bande de Gaza et de prendre, s’il y a lieu, des mesures d’urgence pour neutraliser si possible ces matières ou du moins protéger les Gazaouis et leurs voisins de la radioactivité. Il suggère de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.
De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes ». C’est en effet ce que le Dr Mads Gilbert, l’un des médecins norvégiens travaillant à l’hôpital Al-Chifa de Gaza, avait affirmé dès le 31 décembre 2008. Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.
A ce jour (12 février 2009), l’AIEA n’a pas encore remis de rapport. Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien a assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier, en se repliant sur une deuxième ligne de défense : "ce sont des armes autorisées". Oui, tout juste tolérées, mais pas sur des civils.
Sans attendre les résultats d’expertise de l’AIEA, ACDN a poursuivi son enquête sur les GBU-39, et abouti à rassembler les précisions suivantes.
Précisions
De « source bien informée », les GBU-39 livrées à Israël représentent une toute nouvelle génération de bombes guidées. Leur enveloppe est constituée d’un alliage métallique C/UA à base d’uranium appauvri (80 %), dans lequel le tungstène est remplacé par du carbone (20 %). A première vue, le carbone peut sembler plus fragile et plus friable que le tungstène, donc moins recommandé pour entrer dans la composition d’une enveloppe métallique chargée d’assurer la pénétration des bombes en profondeur, dans un terrain, un immeuble ou un bunker, à travers du béton armé et d’autres obstacles multiples et résistants. En fait, c’est l’inverse.
D’une part, en effet, il s’agit d’un carbone très particulier, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos, en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée, qui a mis au point un nouveau "type de carbone" à structures moléculaires renforcées : les fullerènes. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire et se mélangent aisément à d’autres métaux, en l’occurrence l’uranium appauvri.
D’autre part, la « friabilité » du carbone permet d’obtenir un alliage métallique formant des milliers d’échardes, selon un tout nouveau procédé de fabrication qui fait intervenir ce qu’on nomme le "frittage fragmentaire". Le métal (alliage 20/80 C/UA) ne présente pas une véritable "masse homogène" ; un réseau de microfissures volontaires facilite sa fracture en éclats minuscules ou « échardes de métal », dont le « rayonnement » se trouve en outre renforcé par le type d’explosif utilisé dans les GBU.
Selon les dernières informations obtenues par ACDN, la charge explosive des GBU-39 utilisées par Israël lors de l’opération « Plomb durci » ne serait pas de même composition que le DIME (Dense Inert Metal Explosive) qui se trouve, à raison de plus de 80 kg par unité, dans les Mk-82, des bombes de 500 livres ayant servi de base aux GBU-39, et qui ont aussi été utilisées à Gaza. La confusion entre les deux est possible, et le sort des victimes, quasiment identique. L’explosif de ces GBU-39 serait une nouvelle formulation de perchlorate (produit hautement cancérigène) avec un ajout de poudre de carbone micromolléculaire (à la place de l’alumine) et d’un « booster » à base de poudre d’UA. Le rôle de cet explosif hyper puissant est d’assurer une grande vélocité aux "échardes de métal", lesquelles s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique, mais seulement après impact sur leur « cible », où le frottement fournit l’élévation de température nécessaire. "Préformatées en forme d’aiguilles", les minuscules échardes s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre (de 0,85 m à 1,15 m). Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées... et ce en raison des "mini impacts largement répandus autour de la cible".
Les GBU-39 utilisées lors de l’intervention israélienne, ont une propriété supplémentaire : elles disposent d’un système de mise à feu complémentaire qui force l’explosion en cas de mauvais fonctionnement du système primaire d’armement à l’impact. La bombe explose donc de toute façon dans les secondes ou les minutes qui suivent son contact avec la cible, quelle que soit celle-ci. Ainsi, le matériel est-il assuré de disparaître après intervention. On ne pourra trouver aucun reste de GBU-39, ni intacte, ni en morceaux. Juste un peu de poudre noire.
Ces nouveaux matériaux composites, les autres caractéristiques des GBU déjà décrites dans nos articles précédents, et l’ensemble du dispositif de mise en œuvre, assurent aux GBU un "service multiple" de destruction et de morbidité : - pénétration en profondeur des cibles les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
- explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
- explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le dispositif primaire de mise à feu a échoué ;
- destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis l’intérieur même ; - projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation » ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
- crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant elles-mêmes des brandons ;
- chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
- réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à ses descendants ;
- contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
- atteintes au génome de la population cible. L’innovation meurtrière des marchands d’armes défie l’imagination. Tout comme leur capacité à faire disparaître l’uranium appauvri de leurs nomenclatures, à esquiver les questions embarrassantes, voire à se trouver des alliés inattendus.
L’art de l’esquive
Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN a demandé au Ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y avait ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39. En attendant la réponse du ministère - qui n’est toujours pas arrivée - il a posé au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du Ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il a reçu cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » ("Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility.")
Cependant, malgré ses allures de démenti, cette réponse n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. S’il fallait remonter la piste de l’uranium appauvri présent dans l’enveloppe des GBU-39 jusqu’aux lieux où il est fondu en alliage et où la coque est usinée, sans doute faudrait-il s’adresser d’abord aux laboratoires de l’armée américaine (en particulier à ceux de Los Alamos, en pointe dans la métallurgie et les nano-technologies), à la firme Westinghouse qui fournit l’uranium des centrales nucléaires, ou encore à l’un de ses sous-traitants. Gageons que le « secret défense » ou le « démenti » pur et simple trouveront alors à s’exercer. Aux Etats-Unis comme ailleurs, ce sont les militaires qui financent, gèrent et contrôlent tout ce qui a trait aux armements. Y compris par le mutisme ou la désinformation.
Retour à l’humain
Phosphore blanc, DIME, tungstène, uranium appauvri... Les médecins pensent différemment des militaires et de leurs donneurs d’ordres. Seulement soucieux d’humanité, les chirurgiens présents à Gaza ont décrit les effets sur les victimes des "nouveaux types d’armes" employés : « A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) « Quand on commence à opérer, tout semble en ordre... Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza)
Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : « Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? »
Et comment qualifier cette "guerre" qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un "tir ami", et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus)
A un contre cent, est-ce encore un combat, ou un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?
Un crime contre l’humanité, donc ? Israël, en tout cas, est allé trop loin.
Une guerre trop loin.
Les prochains responsables israéliens devront, dans leur propre intérêt et dans celui de leur peuple, se hâter de reconnaître -indépendamment du Hamas, qui le devrait aussi- et réparer, si tant est qu’ils soient encore réparables, les dommages humains, écologiques, économiques et politiques subis du fait de "Plomb durci" par les Palestiniens - ainsi que ceux subis par les Israéliens eux-mêmes, par effet boomerang.
Si Israël n’y vient pas de lui-même, il faudra que la justice et la "communauté internationale" l’y obligent. Sinon, ce sera la porte ouverte à toutes les folies militaires, massacres nucléaires compris.
Nous en appelons au bon sens, au sens de la justice et à l’humanité de chacun.


Enquête : Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri" ⓒACDN, 12 février 2009.
ARTICLE ORIGINAL
http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=490&lang=fr

from legrandsoir


 
      Back To Top  

Dim 22 Fév - 13:48 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

http://www.planetenonviolence.org/Negation-d-Holocauste,-ou-le-silence-de-c…

 
      Back To Top  

Lun 23 Fév - 19:08 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:53 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Jeu 26 Fév - 08:26 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:53 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Sam 28 Fév - 11:02 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

From : betar@liguededefensejuive.co.il
Ces ptits c.du betar si on lâchait sur eux les jeunes ntaa Alger...


To : info@europalestine.com
Sent : Friday, February 27, 2009 11:20 PM
Subject : Informations a l\’israelienne !!!
Mauvaisoir,
la Ligue de Defense Juive, ainsi que le Betar vous on dédicassé une vidéo, et des balles
a voir d\’urgence sur Dailymotion
http://www.dailymotion.com/search/betar/video/x8idr3_avertissement-a-lisrae…
Vous trouverez aussi sur cet envoi, et sans doute pas par hasard, les menaces graves qui avaient été proférées à l’encontre de la fille de la présidente de notre association. Menaces qui n’ont jamais été sanctionnées par la justice, la police n’ayant "pas réussi à établir leur provenance".
Eh bien, que tous ceux qui vont se rendre au dîner du CRIF, et qui n’ont jamais demandé l’interdiction de telles ligues fascistes en France, malgré leur incitation permanente à la haine raciale, et leur passage à l’acte, —puisque ces nervis ont déjà blessé de nombreuses personnes (dont un commissaire de police en avril 2002)—, sachent qu’ils se rendent complices de toutes leurs agressions.
CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article3866





 
      Back To Top  

Sam 28 Fév - 14:47 (2009)
Auteur Message
Gimli


Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 1 389
Point(s): 422
Moyenne de points: 0,30

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

000

Dernière édition par Gimli le Mer 18 Mar - 14:53 (2009); édité 1 fois
 
      Back To Top  

Sam 28 Fév - 21:28 (2009)
Auteur Message
coquelicot


Hors ligne

Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 822
Point(s): 822
Moyenne de points: 1,00

Sujet du message: Les vérités d'Israël Répondre en citant

http://mcpalestine.canalblog.com/

Ils méritent une catastrophe du genre biblique ces salauds de sionistes


 
      Back To Top  

Aujourd’hui à 15:39 (2016)
Auteur Message
Contenu Sponsorisé






Sujet du message: Les vérités d'Israël

 
      Back To Top  
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet Aller à la page: <  1, 2, 36, 7, 8, 9, 10, 11  >

 


      Back To Top  

Page 7 sur 11
Aller à la page: <  1, 2, 36, 7, 8, 9, 10, 11  >
Sauter vers:  

We request you retain the full copyright notice below including the link to www.phpbb.com. This not only gives respect to the large amount of time given freely by the developers but also helps build interest, traffic and use of phpBB 2.0. If you cannot (for good reason) retain the full copyright we request you at least leave in place the Powered by phpBB line, with phpBB linked to www.phpbb.com. If you refuse to include even this then support on our forums may be affected. The phpBB Group : 2002 // Powered by phpBB © 2001, 2016 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com -->
Powered by phpBB © 2001, 2016 phpBB Group
Avalanche style by What Is Real © 2004